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L’arrivée d’un train en gare de La Ciotat

Il s’agit de l’extrait de l’article.

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Berrichon par mon père, je suis provençal par ma mère, et précisément de La Ciotat. Mon grand-père en a été l’un des historiens, et son arrière-arrière-grand-père, mon quiquisaïeul, y fut Procureur du Roi avant d’en devenir maire. Cette ville est, dit-on, le « berceau du cinéma », qui possède le « plus vieux cinéma du monde ». C’est donc tout naturellement que j’ouvre ce « blog » avec le premier film, ou presque, des frères Lumière.
Dans l’Avant-propos de son Dictionnaire passionné du cinéma, Laurent Dandrieu (Valeurs actuelles) commence par citer François Truffaut : « Tout le monde a deux professions : la sienne, et critique de cinéma ». Je n’ai personnellement aucune culture cinématographique, je ne suis certainement pas cinéphile, aussi je me garderais bien de qualifier de « critiques » les propos qui vont suivre. Cinéphile, non, mais « cinéphage » sans doute avec, depuis deux ans, plus de deux films par semaine.
Laurent Dandrieu, toujours lui, dit que « le cinéma (…) est un moyen de communication, qui vise à transmettre au spectateur des émotions, de sujets d’émerveillement, de colère, de réflexion, d’empathie ou d’indignation ». Eh bien, ce sont effectivement ces « émerveillements » ou ces « empathies » – parfois… ces « colères » ou ces « indignations » – souvent… en tout cas toujours ces « réflexions », que je transcris d’abord pour moi-même, et que j’ose vous communiquer.
Puissiez-vous y voir, lorsque mes lignes vous choqueront, l’expression légitime de ma liberté du même nom !

Mamma mia ! Here we go again

Mamma mia ! Here we go again : un film américain de Ol Parker, avec Meryl Streep.

Autant j’aime la bonne chanson française, autant je ne suis pas fan des étrangères que je suis incapable de fredonner moi-même… Seules peuvent ressortir du lot certaines mélodies, certains rythmes et, maintenant, une certaine nostalgie.
Le groupe Abba avait, en son temps, produit quelques musiques que j’avais pu entendre avec plaisir…

Je n’ai jamais vu la comédie musicale éponyme, et j’ai regardé le premier Mamma mia en DVD seulement lundi dernier. Parmi les dizaines de titres repris par ces deux long-métrages je n’en ai reconnu que quelques-uns… C’est dire si je suis peu amateur.

Un beau spectacle, dans un beau paysage, avec de belles chorégraphies, que mon épouse, bien meilleure connaisseuse que moi, a beaucoup aimé.

Heureusement les filles étaient jolies.

Ma fille

Ma fille, un film italien de Laura Bispuri, avec Sara Casu (Vittoria), Valeria Golino et Alba Rohrwacher (les deux mères).

Rien de tentant à l’affiche, ou du déjà vu… mais nous étions en manque, alors pourquoi ne pas risquer ce drame social en Sardaigne ?

Un long-métrage lent sur deux femmes qui s’arrachent un enfant, et l’écartèlement de cette petite fille entre celle qui l’a abandonnée et celle qui l’a adoptée.
on ne s’ennuie pas, mais c’est tout comme…

Hedy Lamarr : From Extase to WIFI

Hedy Lamarr : From Extase to WIFI, un film d’Alexandra Dean, dont le titre original est Bombshell, the Hedy Lamarr Story

“Je sais que je ne sais rien”, et il date, mon souvenir de Samson et Dalila réalisé par Cecil B. DeMille…
Ce film confirme donc à la fois mon inculture cinématographique et mon inculture scientifique puisque ce nom de Hedy Lamarr, alias Hedwig Eva Maria Kiesler, ne me dit rien.
L’autre jour Giacometti, aujourd’hui Hedy Lamarr… je regrette de ne pas avoir pris ma retraite plus tôt, à courir les biopics pour découvrir des personnalités dont j’ignorais tout.
je n’avais non plus jamais entendu parler du « saut de fréquence »… Peut-être une leçon de physique que j’ai oubliée ou, plus probablement, que j’ai oublié d’apprendre.

A Georges Brassens qui chantait – « on ne demande pas aux filles d’avoir inventé la poudre » -, et à tous les adeptes du « sois belle et tais-toi », l’actrice démontre, scientifiquement, qu’on peut être belle et, « en même temps », intelligente.

Un documentaire très intéressant, malheureusement distribué en VOST alors que l’essentiel est dans le commentaire et les entretiens qui accompagnent la mise en scène, par elle-même remarquable. Dommage qu’il faille se polariser, le cou tendu vers l’écran, sur des bouts de phrases, souvent mal tronqués, qui défilent trop vite, image après image, au lieu d’écouter le propos en en regardant l’illustration cinématographique.
Je le répète, je vais au cinéma pour voir, et non pas pour lire.

Sous cette réserve, on peut s’extasier devant une telle femme.

Sicario : la guerre des cartels

Sicario : la guerre des cartels, un film de Stefano Sollima, avec Josh Brolin (l’agent fédéral Matt Graver), Benicio Del Toro (le tueur à gages – ou sicaire – Alejandro) et Isabela Moner (Isabela, la fille du chef de cartel Carlos Reyes).

« Il faut faire aux méchants guerre continuelle »
(La Fontaine : Les Loups et les Brebis)

J’avais aimé, fin 2015, le Sicario de Denis Villeneuve.
Avec les cartels de la drogue, le trafic des migrants et le terrorisme à la frontière du Texas et du Mexique, ce nouvel opus reste malheureusement totalement d’actualité, ainsi que ce que j’en ai écrit à l’époque. Contre ces fléaux, il faut la Tolérance zéro, et le bon droit commande de ne pas s’encombrer de « l’état de droit ».
Ce long-métrage rappelle aussi, à sa manière, la morale de La Fontaine dans Les Vautours et les Pigeons :

« Tenez toujours divisés les méchants :
La sûreté du reste de la terre
Dépend de là. Semez entre eux la guerre ».

Sans un bruit

Sans un bruit, un film d’épouvante de John Krasinski, avec John Krasinski et Emily Blunt (le père et la mère).

Je ne l’ébruiterai pas , mais une fois encore je me suis fait avoir par une critique par trop élogieuse.  Certes le début est original et stressant, dans un silence complet avec des personnages qui communiquent exclusivement par signes, mais la suite reste au niveau B de l’épouvante avec des créatures articulées…
A nouveau, une bonne idée gâchée.

Le cercle littéraire de Guernesey

Le cercle littéraire de Guernesey, un film de Mike Newell avec Lily James (Juliet Ashton), Michiel Huisman (Dawsey) et Matthew Goode (Sidney Stark),
d’après le roman Le cercle littéraire des amateurs d’épluchures de patates de Mary Ann Schaffer et Annie Barrows.

D’abord un très beau film avec des photos magnifiques, une jolie Juliet qui fait rêver d’être Roméo Dawsey, enfin une histoire d’amours et d’amour, et cette dernière, bien que « téléphonée », garde toute sa fraicheur.

Peut-être ce long-métrage aurait-il pu s’intituler « la bague », qui tient presque le premier rôle dans cette histoire…

Bécassine

Bécassine, un film de Bruno Podalydès, avec Bruno Podalydès (Rastaqoueros), Denis Podalydès (M. Proey-Minans), Emeline Bayart (Bécassine), Karin Viard (la Marquise de Grand-Air), Michel Vuillermoz (l’oncle Corentin) et Josiane Balasko (Mademoiselle Châtaigne).

Même pas la peine d’implorer le pardon de mes amis bretons qui n’aiment pas Bécassine et jugent qu’elle déshonore leur province… je suis suffisamment puni par ce film qui est d’une nullité crasse, sans aucun intérêt.

 Je ne suis pas Bécassine qui, selon un journaliste, « ne s’étonne de rien et s’émerveille de tout », et me refuse à être bécassin ; je m’étonne donc des critiques louangeuses de certains et ne m’émerveille pas devant cette comédie qui ne réussit même pas à me faire sourire, à l’exception peut-être de la cuisson des œufs à la coque.