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L’arrivée d’un train en gare de La Ciotat

Il s’agit de l’extrait de l’article.

Berrichon par mon père, je suis provençal par ma mère, et précisément de La Ciotat. Mon grand-père en a été l’un des historiens, et son arrière-arrière-grand-père, mon quiquisaïeul, y fut Procureur du Roi avant d’en devenir maire. Cette ville est, dit-on, le « berceau du cinéma », qui possède le « plus vieux cinéma du monde ». C’est donc tout naturellement que j’ouvre ce « blog » avec le premier film, ou presque, des frères Lumière.
Dans l’Avant-propos de son Dictionnaire passionné du cinéma, Laurent Dandrieu (Valeurs actuelles) commence par citer François Truffaut : « Tout le monde a deux professions : la sienne, et critique de cinéma ». Je n’ai personnellement aucune culture cinématographique, je ne suis certainement pas cinéphile, aussi je me garderais bien de qualifier de « critiques » les propos qui vont suivre. Cinéphile, non, mais « cinéphage » sans doute avec, depuis deux ans, plus de deux films par semaine.
Laurent Dandrieu, toujours lui, dit que « le cinéma (…) est un moyen de communication, qui vise à transmettre au spectateur des émotions, de sujets d’émerveillement, de colère, de réflexion, d’empathie ou d’indignation ». Eh bien, ce sont effectivement ces « émerveillements » ou ces « empathies » – parfois… ces « colères » ou ces « indignations » – souvent… en tout cas toujours ces « réflexions », que je transcris d’abord pour moi-même, et que j’ose vous communiquer.
Puissiez-vous y voir, lorsque mes lignes vous choqueront, l’expression légitime de ma liberté du même nom !

Unplanned – Non planifié

A la télévision : Unplanned – Non planifié, un film américain de Chuck Konzelman et Cary Salomon, avec Ashley Bratcher (Abby Johnson, la directrice d’une clinique d’avortement du Planning familial), Robia Scott (Cheryl, responsable du Planning familial), et Brooks Ryan (Doug Johnson),
d’après l’histoire vraie et le livre autobiographique éponyme d’Abby Johnson.
Cheryl et Doug sont respectivement la supérieure hiérarchique et l’époux d’Abby Johnson.

Merci à Vincent Bolloré

Unplanned – Non planifié
Ce n’était évidemment pas planifié par Marlène Schiappa, Olivier Véran ni Emmanuel Macron, que le Pass Sanitaire, en fermant les cinémas aux « Gaulois réfractaires », leur permettrait de voir à la télé un film précisément exclu des grandes chaînes de distribution.
Vive donc le pass sanitaire, vive C8 (et vive http://www.sajediffusion.com) qui nous ont permis de regarder ce documentaire sur la réalité de l’avortement et du Planning dit Familial.
1h3/4 de réinformation sur une chaîne mainstream… ça change de « Poubelle la vie » et de tous les films qui cochent maintenant obligatoirement une ou plusieurs cases de la société décomposée-recomposée dans laquelle nous vivons.

Non, l’avortement n’est inscrit dans aucune Déclaration des Droits de l’Homme, qui affirment au contraire – et on ne cesse de nous le répéter pour nous imposer le vaccin – que « la liberté consiste à pouvoir faire tout ce qui ne nuit pas à autrui ».
J’accuse Valéry Giscard d’Estaing, Jacques Chirac, Simone Veil et Jean Lecanuet, premiers coupables d’avoir légalisé en France le meurtre des enfants à naître.
Tant que leurs successeurs, de droite comme de gauche, ne feront pas « repentance « sur cette question, alors qu’ils ont l’impudence de se frapper la poitrine sur tout autre sujet, ils auront beau faire preuve de « pédagogie » – comme ils ne cessent de le répéter à longueur d’antennes – ils ne retrouveront pas ma confiance, et certainement pas en matière de santé.
Je suis vacciné contre ces gens-là !

Question subsidiaire : quel est le montant des subventions (nos impôts et charges sociales) perçues par le Planning Familial ?

Un long-métrage, pas tout public, qui montre la violence de ce que la novlangue nomme IVG ou IMG, mais que je recommande en replay, VOD ou DVD.  

Napoléon pour les nuls

Sur YouTube : Napoléon pour les nuls, un documentaire (2014) de Jean-François Coulomb des Arts, avec la participation de David Chanteranne, Rédacteur en chef de la revue Napoléon Ier, et Thierry Lentz, Directeur de la Fondation Napoléon.

« Nous n’irons plus au bois, les lauriers sont coupés
(…)
Mais les lauriers du bois, les laiss’rons-nous faner ?
Entrez dans la danse… »

Wikipédia dit que cette comptine fut écrite par Madame de Pompadour qui déplorait la fermeture des maisons closes appréciées par Louis XIV.
Reprenons-la, aujourd’hui, pour déplorer la fermeture des cinémas, et boycottons les Laisser Passer en regardant des vidéos et autres DVD.

15 août 2021.

Le 15 août, c’est d’abord pour les Catholiques une fête d’obligation, qui célèbrent l’Assomption de la Vierge Marie, son élévation au Ciel – Corps et âme – au terme de sa vie terrestre.

C’est aussi pour les Français une fête nationale depuis « le vœu de Louis XIII », du 10 février 1638, qui  consacra la France à « la très sainte et très glorieuse Vierge (…) protectrice spéciale de notre royaume ».

Et c’est impérieusement pour les Bonapartistes la fête de « saint Napoléon » instituée par un décret du 19 févier 1806 pour célébrer le « rétablissement de la religion catholique en France » (le concordat) et surtout « Son » anniversaire.

Ce « Saint» d’un calendrier républicain (davantage que grégorien) ne justifie-t-il pas à lui seul, en cette année du bicentenaire, de continuer à nous pencher sur l’épopée de « M. de Buonaparté » ?

Napoléon pour les nuls… Le livre est épuisé, qui date de 2008 et que je n’ai pas lu, de J. David Markham et Bastien Miquel, avec une préface de Jean Tulard.

Je ne sais pas si la vidéo en est une adaptation ou si elle est très différente de l’ouvrage éponyme. La première partie, tournée dans le Château de la Malmaison, permet à David Chanteranne de retracer la vie du « petit caporal », laissant à Thierry Lentz le soin de répondre, en deuxième partie, à quelques questions anecdotiques sur le sujet l’Empereur.

Cette réalisation est selon moi un bon manuel pour les cancres, dont j’étais, et même pour les collégiens studieux en classe de quatrième.

Quoique…
Quoique « L’histoire commence – nous dit-on – le 15 août 1769 à Ajaccio »…  Quelle ineptie !
Il n’y aurait pas d’histoire, pas de Napoléon, sans « la première victoire de ce grand général » comme l’écrit Stendhal dans ses Mémoires sur Napoléon. Il raconte en effet qu’en septembre 1793 Toulon est « livré aux Anglais (…) Napoléon arrivant de Marseille et connaissant le Midi, est envoyé à l’armée devant la place, pour commander l’artillerie », et la photo témoigne de son passage à La Ciotat, Rue de la Liberté (aujourd’hui Rue des Grognards Poilus).
Dans la nuit du 18 au 19 décembre 1793, les Coalisés évacuent Toulon, et Bonaparte a gagné, sous les yeux d’un Commissaire de la Convention, un certain Barras,  celui-là même qui lui présentera par la suite Joséphine de Beauharnais, et lui confiera la répression de l’insurrection du 13 vendémiaire avant de l’envoyer se couvrir de gloire dans les campagnes d’Italie et d’Egypte.

L’histoire commença donc évidemment  là, et précisément dans la préparation du siège de Toulon.

Je pense alors à ma sainte mère, « Ciotadenne et Bonapartiste », comme d’autres sont « Prouvençau e Catouli » ou « Catholiques et Français toujours ». Du haut du ciel, elle doit s’enorgueillir de me voir oser écrire que
Bonaparte est peut-être né à Ajaccio, mais que Napoléon est né à La Ciotat.

Vous avez dit : Napoléon pour les nuls ?

OSS 117 : alerte rouge en Afrique noire

A l’affiche : OSS 117 : alerte rouge en Afrique noire, un film français de Nicolas Bedos, avec Jean Dujardin (OSS 117), Pierre Niney (OSS 1001).

OSS 117… la dernière séance ?
En ce dimanche 8 août, le CGR de Châteauroux pratiquait la jauge de 50, mais j’ai renoncé à renouveler mon abonnement quand le cinéma m’a alerté (alerte libertophobe en France macronienne) :
La jauge qui évite de présenter son pass avant sa séance de cinéma, c’est terminé ! Dès lundi 9 août 2021, ce sera pass obligatoire, peu importe le nombre de personne dans la salle.
Bien évidemment, je ne m’y soumettrai pas.
Nous étions, d’après la presse locale, 800 manifestants samedi dernier dans les rues de Châteauroux… j’espère qu’à nouveau nous serons encore plus nombreux samedi prochain et les suivants jusqu’à l’abrogation définitive de ce laisser passer liberticide.

OSS 117 : alerte rouge en Afrique noire… J’ai très peu lu les missions d’Hubert Bonisseur de la Barthe, dont je dois avoir quelques exemplaires dans des cartons, au grenier. La bande annonce m’avait attiré avec cette arrivée d’OSS 117 en Afrique noire qui devait aller se changer pour « mettre (son) costume colonial, blanc, clair… ». 
On passe une bonne soirée, sans plus, mais nous n’allons pas cracher dans la soupe alors que les salles se referment à nouveau. Merci Macron.
Comme le répète l’espion célèbre de la Françafrique : « vive la démocratie !».

La Nuée

Art et Essai : La nuée, un film français, premier long-métrage de Just Philippot, avec Suliane Brahim, Marie Narbonne, Raphaël Romand (Virginie Hébrard et ses enfants, Laura et Gaston).

Le cinéma Apollo de Châteauroux pratique la jauge de 50 spectateurs, sans  un liberticide laisser-passer dit « sanitaire », auquel nous refusons de nous soumettre comme les 550 manifestants que nous étions, d’après la presse locale, en ce samedi après-midi dans les rues de la ville.

D’après Les Échos, « La nuée aborde brillamment la condition agricole, l’aliénation par le travail, l’écologie et la famille comme ultime refuge »…
Ne vous laissez pas prendre par cette description romantique qui pourrait vous inciter à aller en famille dans un cinéma, sous jauge, oublier le coronavirus et les piqûres « libératrices » autour d’un élevage de sauterelles.
J’imaginais, pour ma part, raviver mes souvenirs d’enfance quand, à La Ciotat, nous courrions derrière elles qui bondissaient en éventail dans la « campagne » d’une grand-tante.
Non ! La Nuée est une nuée d’horreur, pire peut-être que le « fléau meurtrier » de la 8ème « plaie d’Égypte ». Par deux fois, durant la séance, j’ai poussé un cri !

Un très bon film malgré ses invraisemblances, mais un film d’épouvante qui vous « prend aux tripes » et par conséquent peu recommandable…
On en sort véritablement stressé, suffisamment en tout cas pour que mon épouse refuse de finir la soirée autour d’un plat de sauterelles dans un restaurant asiatique.

Les Séminaristes

A l’affiche : Les Séminaristes, un film slovaque d’Ivan Ostrochovsky.

Le cinéma Apollo de Châteauroux pratique la jauge de 50 spectateurs, sans  un liberticide laisser-passer dit « sanitaire », auquel nous refusons de nous soumettre.

Issue de l’effondrement de l’Empire d’Autriche-Hongrie, la Tchécoslovaquie proclama son indépendance le 28 octobre 1918, et dura ¾ de siècle jusqu’à sa dissolution, le 31 décembre 1992, au profit de deux états indépendants la Tchéquie et la Slovaquie.
50 ans plus tôt, durant l’occupation allemande, Edvard Benès préside à Londres un gouvernement en exil et signe en 1941 un traité d’alliance avec l’URSS qui aboutit en 1948 à la constitution d’une « démocratie populaire ».
Dès 1949, selon l’historien Mourre, l’État entra en conflit avec l’Église catholique avec l’arrestation de l’archevêque de Prague.

Le film des Séminaristes aurait pu être passionnant et instructif sur les relations entre l’Église et l’֤État communiste, passant par la libéralisation du « Printemps de Prague » (août 1968) et l’invasion de l’armée rouge qui s’ensuivit, avec ses coups de faucille et de marteau que l’on voit sur l’affiche.
Mourre raconte qu’en 1977 l’exercice du sacerdoce était interdit et que de nombreux prêtres furent « condamnés pour avoir célébré illégalement la messe ».

je n’ai rien vu de tout cela dans cette fiction très sombre, en noir et blanc, et très-très lente, qui veut nous raconter la dissidence, la manipulation et la collaboration dans un séminaire en 1980, avec – paraît-il – des éléments épars qui ont véritablement existé. Je ne peux pas dire que j’ai décroché rapidement, en fait je n’ai pas accroché et j’ai pensé que – le film étant en VOST – cela pouvait venir de moi… Mais non, mon épouse m’a rassuré, c’est le film qui est à refaire. Dommage !

Onoda, 10000 nuits dans la jungle

A l’affiche : Onoda, 10000 nuits dans la jungle, un film d’Arthur Harari avec Kanji Tsuda (Hirô Onoda), librement adapté d’un livre de Bernard Cendron et Gérard Chenu, Onoda, seul en guerre dans la jungle, 1944-1974

Le cinéma Apollo de Châteauroux pratique la jauge de 50 spectateurs, ce qui nous permet d’y aller sans un quelconque laisser-passer dit « sanitaire », auquel nous refusons de nous soumettre.

J’ignorais l’existence de ces straggiers (« traînards »), soldats japonais qui ont continué à se battre après la capitulation du Japon du 2 septembre 1945. Hirô Onoda est officiellement le dernier de ces soldats à se rendre le 11 mars… 1974 !
En fait, officier commando, formé aux techniques de la guérilla, il est affecté en décembre 1944 aux Philippines, que les Japonais occupent depuis décembre 1941, pour pratiquer ce qu’il appelle « la guerre secrète ». Il n’a jamais su – ou  cru – que la guerre était finie et n’a jamais reçu de son supérieur, le major Yoshimi Taniguchi (谷口 義美?) l’ordre de cesser le combat.
Il raconte son histoire dans son livre  Ma guerre de 30 ans sur l’île de Lubang.

Le réalisateur précise qu’il n’a pas lu cette biographie dont il a appris l’existence après avoir écrit le scénario, ce qui lui a permis « d’inventer le personnage »… il n’en reste pas moins que cette « aventure » ahurissante mérite d’être connue et le film d’être vu, dont les gros plans sur le lieutenant m’ont fait penser à Clint Eastwood, même s’il pêche par sa longueur (2h3/4) et un début que j’ai trouvé trop lent.

La fine fleur

A l’affiche : La fine fleur, un film français de Pierre Pinaud avec Catherine Frot (Eve, la pépiniériste), Olivia Côte (Vera, son assistante).

Le cinéma Lux de La châtre (sous-préfecture de l’Indre) pratique la jauge de 50 spectateurs, ce qui nous permet d’y aller sans laisser-passer dit « sanitaire », auquel nous refusons de nous soumettre.

« Mignonne, allons voir si la rose »

Quand elle n’entrainait pas famille et amis sur les sentiers des massifs provençaux, Maman passait son temps à quatre pattes à cultiver ses fleurs dans son jardin berrichon. Elle aurait certainement aimé être pépiniériste et créer des tulipes ou des roses (mais elle a eu sept enfants) et ne manquait jamais son voyage annuel au parc de Bagatelle.

C’est une sorte de docufiction intéressant que nous propose Pierre Pinaud sur cette vocation de pépiniériste et, en cela, il est à recommander aux amateurs des fleurs et des jardins.
J’avoue qu’à la lecture du synopsis j’avais hésité à y aller, qui me faisait craindre un discours dans l’air du temps sur la réinsertion… Ce n’est certes pas un grand film, avec un scénario un peu grotesque et une histoire, précisément, à l’eau de rose, mais, avec une bonne prestation de Catherine Frot, en ce temps mauvais qui court, c’est un joli conte de fée.

Kaamelott – premier volet

A l’affiche : Kaamelott – Premier volet, un film français d’Alexandre Astier avec Alexandre Astier (le Roi Arthur).

Le cinéma Eden Palace d’Argenton sur Creuse (Indre) pratique la jauge de 50 spectateurs, ce qui permet de nous y rendre sans laisser-passer dit « sanitaire ».

La légende arthurienne m’est étrangère.
J’ai bénéficié d’une enfance sans télévision, à une époque où internet et les smartphones n’existaient pas (« je vous parle d’un temps… ») et où, à l’heure des repas, la salle à manger se vivait comme un véritable forum domestique. Je ne crois pourtant pas y avoir jamais entendu parler de l’Enchanteur Merlin, de Lancelot, de la reine Guenièvre, d’Excalibur, de la « quête du Graal » et même de la forêt de Brocéliande dans une famille culturellement sous l’emprise de ma mère : hors de la Provence, point de salut !
Quant à la Table Ronde, c’était pour moi une maison d’éditions dans laquelle on se nourrissait de livres antigaullistes.
Bref, je ne sais rien du Roi Arthur et de sa capitale Camaalot, d’autant plus (ou d’autant moins) que malgré de bons échos, je n’ai jamais vu la série télévisée Kaamelott.
Je ne me serais donc certainement pas déplacé pour ce film, dont la bande-annonce ne me disait rien, sans l’insistance d’un destinataire de ces humbles commentaires…

Certes, c’est suffisamment déjanté pour qu’on ne s’y ennuie pas (il m’est même arrivé de rire quelques rares fois), mais c’est quand même très long (2H) et il m’était impossible de comprendre et de goûter la parodie d’une histoire que je ne connaissais pas.

Peut-être me faudrait-il  commencer par lire Chrétien de Troyes ?

Kuessipan

Art et Essai : Kuessipan, un film canadien de Myriam Verreault, adapté du livre éponyme de Naomi Fontaine.

Kuessipan… un dernier film pour spectateurs masqués mais, sous cette réserve, libres.
Refusant de me soumettre aux obligations d’un gouvernement qui depuis 18 mois piétine nos libertés en interdisant certains traitements pour nous imposer des tests, des vaccins, des QR-codes et des laisser-passer, je vais réduire drastiquement ma fréquentation des salles de cinéma en me limitant à celles qui mettront en place la « jauge sanitaire » de 50 personnes.

Kuessipan, est un docu-fiction sur la communauté indienne des Innus installée dans une « réserve »  au bord du Saint-Laurent.
A partir d’un scénario portant sur l’amitié, la réalisatrice pose le problème de l’identité et du choc des cultures. Shaniss peut-il s’intégrer dans la famille de Mikuan, et celle-ci ne participe-t-elle pas à la disparition de son peuple en épousant un « blanc » ?

Un film intéressant, dont l’accent canadien-français ne peut qu’amuser les « Français d’France » que nous sommes.

Sous le ciel d’Alice

Art et Essai : Sous le ciel d’Alice, un film français de Chloé Mazlo, avec Alba Rohrwacher et Wajdi Mouawad (Alice et son mari Joseph).

Sous le ciel d’Alice : Enfin, un très bon film !

Mes pareils à deux fois ne se font point connaître
Et pour leurs coups d’essai veulent des coups de maître.

Sous le ciel d’Alice… Chloé Mazlo pourrait s’approprier le Cid avec son premier long-métrage qui est le premier très bon film de l’année… et peut-être le seul car je suis décidé à ne pas me soumettre au laisser-passer prétendument « sanitaire ».

Sous le ciel d’Alice, c’est en quelque sorte le « pays des merveilles »… on pense à la Phénicie, le pays de l’alphabet, avec Byblos, Sidon et Tyr.
Alice s’est enracinée et a aimé ce Liban d’avant 1975, le pays du Cèdre, le paradis de la cohabitation pacifique des musulmans et des chrétiens … C’est d’abord ce côté féérique que la réalisatrice a plaisamment rendu en insérant dans son travail du cinéma d’animation.

Mais du jour au lendemain, un pays peut basculer, une civilisation disparaître – comme disait Paul Valéry -, une société s’effondrer, un peuple se diviser et la partition s’installer, entre Beyrouth-est et Beyrouth-ouest, dans l’enfer de la guerre civile.

Au grand dam d’Alice – « si tout le monde s’en va ! »-, sa fille a fui, comme 300 000 Libanais qui ont émigré pour des jours meilleurs.

La raison est d’abord démographique à la suite d’une croissance de la population musulmane qui ne supporte plus une répartition des pouvoirs entre les différentes communautés, datant de 1943 – le « pacte national » -.
Hollande, en son temps, avait évoqué la « partition » sur notre propre territoire, et on partage pendant la projection, on fait nôtre, le désespoir, l’angoisse et la révolte d’Alice.

Mais on sent bien aussi que le changement de monde pourrait ne pas être celui auquel on pense quand, depuis bientôt un an et demi, un peuple se soumet à des décisions, chaque jour plus liberticides.

Avec Alice qui a fini par regagner sa Suisse natale, on a envie de reprendre, les larmes aux yeux, la chanson de Jean-Pax Méfret :

« Je viens d’un pays qui n’existe plus,
Je viens d’un paradis perdu ».