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L’arrivée d’un train en gare de La Ciotat

Il s’agit de l’extrait de l’article.

Berrichon par mon père, je suis provençal par ma mère, et précisément de La Ciotat. Mon grand-père en a été l’un des historiens, et son arrière-arrière-grand-père, mon quiquisaïeul, y fut Procureur du Roi avant d’en devenir maire. Cette ville est, dit-on, le « berceau du cinéma », qui possède le « plus vieux cinéma du monde ». C’est donc tout naturellement que j’ouvre ce « blog » avec le premier film, ou presque, des frères Lumière.
Dans l’Avant-propos de son Dictionnaire passionné du cinéma, Laurent Dandrieu (Valeurs actuelles) commence par citer François Truffaut : « Tout le monde a deux professions : la sienne, et critique de cinéma ». Je n’ai personnellement aucune culture cinématographique, je ne suis certainement pas cinéphile, aussi je me garderais bien de qualifier de « critiques » les propos qui vont suivre. Cinéphile, non, mais « cinéphage » sans doute avec, depuis deux ans, plus de deux films par semaine.
Laurent Dandrieu, toujours lui, dit que « le cinéma (…) est un moyen de communication, qui vise à transmettre au spectateur des émotions, de sujets d’émerveillement, de colère, de réflexion, d’empathie ou d’indignation ». Eh bien, ce sont effectivement ces « émerveillements » ou ces « empathies » – parfois… ces « colères » ou ces « indignations » – souvent… en tout cas toujours ces « réflexions », que je transcris d’abord pour moi-même, et que j’ose vous communiquer.
Puissiez-vous y voir, lorsque mes lignes vous choqueront, l’expression légitime de ma liberté du même nom !

Un pays qui se tient sage

Bande-annonce Un pays qui se tient sage

Art et Essai : Un pays qui se tient sage, un film français de David Dufresne.

Un pays qui se tient sage… Identité, Souveraineté, Pérennité de la France, Respect de la Vie et Loi naturelle… tant de raisons de ne pas nous tenir sages dans le Politiquement correct qui nous soumet… et l’étincelle fut – comme toujours – dérisoire avec la CSG et la désindexation des retraites, l’augmentation des carburants, la taxe carbone et le 80 km/h tandis que l’idée était lancée de supprimer les chaudières à fuel…

J’ai toujours mon gilet jaune sur mon tableau de bord, et j’appartiens au « canal historique » qui a investi les ronds-points le 17 novembre 2018. Il s’agissait d’une manifestation de « la France d’en bas », selon l’expression de Raffarin, en révolte contre un gouvernement de bobos, et de godillots, qui méprisent les retraités, les ruraux et les classes moyennes, ces « gars qui fument des clopes et qui roulent au diésel » comme le disait le bBenjamin grivois Griveaux, à l’époque « porte-parole du Gouvernement ».
Mais si le système, « La République » – comme ils en ont plein la bouche -, gouverne mal… Il se défend bien et la Gauche a pu mettre le grappin sur cette révolte populaire en imposant ses slogans, avant que l’Extrême-Gauche prenne le relais pour semer la guérilla dans les villes.

Un premier film – J’veux du soleil –  de François Ruffin, député de la « France (soi-disant) Insoumise », avait déjà travesti la réalité des Gilets jaunes pour la seule promotion de son réalisateur…
Ce nouveau documentaire veut faire le procès de la « violence légitime » de l’État et, au milieu de bavardages interminables, il nous submerge de scènes de violences dites « policières ».

A noter que les Blacks-Blocs ne sont jamais évoqués, pas plus que les violences commises en permanence dans les quartiers, les banlieues et autres « zones de non-France », pas plus, non plus, que les manifestations de « joie » qui consistent à brûler des voitures par centaines le 1er janvier ou le 14 juillet ainsi qu’en cas de victoire ou de défaite de telle ou telle équipe de foot.
A noter aussi que les beuglements de certains rappeurs qui « invitent » à « casser du flic » sont passés sous silence.
Alors, c’est vrai que certaines séquences sont « dures », mais on ne nous montre jamais ce qui s’est passé avant…
et au-dessus du policier qui frappe – qui se défend peut-être – il y a une hiérarchie, une autorité, un préfet, un Castaner, un Édouard Philippe, un Macron qui a donné des ordres… pour paraître, face à cette violence, le parti de l’ordre et en récolter les dividendes électoraux.
Enfin faut-il illustrer la mauvaise foi du film par les victimes citées qui remontent à Malik Oussekine (1986) ?  à deux délinquants électrocutés dans un transformateur (2005) ?  Ou à Rémi Fraisse (2014) ?
Quel rapport avec les Gilets jaunes ?

Adieu les cons

Bande-annonce Adieu Les Cons

A l’affiche : Adieu les cons, un film français d’Albert Dupontel avec Albert Dupontel (JB), Virginie Efira  (Suze Trappet), Nicolas Marié (M. Blin), Jackie Berroyer (Dr Lint) ; Bastien Ughetto (Adrien) et Marilou Aussilloux (Clara).

Adieu les cons… Très franchement ce titre ne m’inspirait pas avant d’avoir entendu Laurent Dandrieu sur TV Libertés (émission Perles de culture d’Anne Brassié), et je ne m’étais pas dit que c’était un message adressé à ces gens qui nous gouvernent, « trop intelligents » comme l’a dit l’un d’eux, Gilles Legendre, président du groupe LREM à l’Assemblée nationale.

Adieu les cons… Ça commence avec un effet Domino, comme une grosse farce, et cette comédie dramatique illustre merveilleusement la très belle formule de Romain Gary selon laquelle « l’humour est une déclaration de dignité, une affirmation de la supériorité de L’Homme sur ce qui lui arrive ».

Comédie, avec des scènes grandguignolesques, sans aucune vraisemblance…
Dramatique avec M. Blin, devenu aveugle et que l’on emploie aux Archives, enfermé dans une salle sans éclairage ;
dramatique avec cet informaticien brillant à qui l’on demande de « coacher » le « jeune directeur » que l’on installe à la place qu’on lui avait promise ;
dramatique surtout, avec cette jeune femme, gravement malade, qui se heurte à la bureaucratie quand elle veut retrouver l’enfant que ses parents l’ont forcé à abandonner quand elle en a accouché à 15 ans.

Curieuse histoire qui met en exergue l’amour maternel à notre époque où certains prônent l’avortement « en même temps » qu’ils instituent la GPA !
Ce sont eux, sans doute, « les cons » auxquels Dupontel voudrait dire « Adieu »… et nous avec lui…

En vous souhaitant une bonne soirée parmi ces victimes de cet univers burlesque, j’ai plaisir à vous dire « Au revoir, les amis ».

Poly

Bande-annonce Poly

A l’affiche : Poly, un film français de Nicolas Vanier avec Julie Gayet (Louise, la mère), François Cluzet (Victor) et Élisa de Lambert (la petite fille, Cécile, en hommage à Cécile Aubry, l’auteur du feuilleton éponyme).

Poly… Après L’école buissonnière et après Donne-moi des ailes, c’est les yeux fermés que j’ai emmené mes petits-enfants, en vacances à la maison, voir ce nouveau Nicolas Vanier et, si j’émets de sérieuses réserves, je le conseille néanmoins aux absents tellement Cécile nous fait penser à notre petite-fille.

J’y allais donc les yeux fermés, mais il faut des yeux pour voir et des oreilles pour entendre… et quand je les ai ouverts j’ai été profondément déçu.

Certes on « nostalgise » dans ce magnifique petit village de Beaucastel plein de vie, avec ces enfants ou adolescents que nous étions au début des années 60 ; certes on s’émerveille au milieu des Cévennes bien mieux qu’avec Antoinette dans les Cévennes ; certes on est charmé par cette « histoire d’amour » qui lie Cécile à Poly, et les photos sont magnifiques quand celui-ci galope de joie en retrouvant sa liberté, de même qu’il nous amuse ou nous touche quand il arrache l’affiche et quand il sauve Cécile des eaux.

Pourquoi, alors, avoir gâché ce joli spectacle par un discours écolo-végan, anti-cirque, calomniateur et diffamatoire à propos de maltraitance animale ?
J’en suis ressorti avec ce « sourire mélancolique des mômes qui (n’auront pas) l’argent », comme le chantaient les Frères Jacques, pour aller voir en Afrique ces animaux sauvages interdits au cirque.

Le cirque a posé
Son chapeau pointu
Sur la place publique.
Il s’en échappe les grelots
De rires mêlés de musique.

Aftershock, tremblement de terre à Tangshan

En DVD : Aftershock, un film chinois (2010) de Xiaogang Feng, avec Fan Xu ( Li Yuanni, la mère), Jingchu Zhang et Chen Li (les deux jumeaux, Fang Den et Fang Da)

Aftershock…Attention, si vous le recherchez sur le site Allocine vous verrez s’afficher 4 réalisations :
Aftershock de Franck Harris, sorti en 1990, raconte le débarquement d’un alien au cours de la troisième guerre mondiale, tandis que les trois autres ont pour trame des tremblements de terre : Aftershock : tremblement de terre à New York, une série de  Chuck Scarborough (1999), Aftershock, l’enfer sur terre, un film de Nicolas Lopez (2012) qui se déroule au Chili ; et enfin le seul que j’ai eu le plaisir de voir Aftershock, tremblement de terre à Tangshan.

1976, en France c’est l’année de la sécheresse (et de l’impôt qui en porte le nom, « imposé » par le 1er ministre Chirac, sous Giscard). Peut-être y a-t-il un lien, mais la même année en Chine, un terrible séisme détruisit la ville de Tangshan faisant plus de 400 000 morts. J’avoue n’en avoir aucun souvenir, de même que celui qui sévit 32 ans plus tard, en 2008 au Sichuan.

C’est l’histoire de rescapés, entre ces deux dates, que nous raconte pendant plus de 2 heures ce très bon long-métrage, un docu fiction au cours duquel, dans un monde physiquement et psychiquement dévasté, le réalisateur insiste sur la pureté des sentiments.
C’est la mère des jumeaux et le père adoptif de Fang Den, qui refusent l’un et l’autre de « refaire leur vie » par fidélité à leurs conjoints, c’est toujours l’amour de Li Yuanni qui ne se remet pas de la mort d’un enfant et, dans la suite logique, c’est sa fille Fang Den, qui se souvient d’être ressuscitée des morts et qui refuse d’avorter l’enfant qu’elle porte en elle.

Un très beau DVD que, n’en déplaise aux « droitdesfemmistes »,
je recommande.

Les héros ne meurent jamais

Art et Essai : Les héros ne meurent jamais,  un film français de Aude-Léa Rapin, avec Adèle Haennal (Alice), Jonathan Couzinié (Joachim), et Antonia Buresi (Virginie).

Alors que notre pays se balkanise, avec de plus en plus de zones de Non-France, ces héros nous mènent dans les Balkans pour la troisième fois depuis le début de l’année. Ce fut la Macédoine, avec Honeyland, et déjà Sarajevo en Bosnie avec Sympathie pour le diable. 

Hormis l’occasion de refaire de la géographie, et un peu d’histoire récente, ces films et particulièrement ces héros n’ont aucun intérêt, pour ne pas dire que cette fiction est incompréhensible.

Elle émet l’hypothèse de la réincarnation d’un soldat mort en Bosnie en 1983…
Pardonnez-moi, mais ça correspond à quoi ce 1983 ? A cette date, et depuis 1945, la Bosnie-Herzégovine est l’une des six républiques de la République Populaire Fédérative de Yougoslavie, et il faudra attendre son indépendance en mars 1992 pour que la guerre la déchire en opposant les musulmans aux Serbes.

Bref si l’un des lecteurs de ce commentaire peut m’éclairer sur la signification de ce long-métrage, je suis preneur pour ne pas mourir stupide puisque moi, comme Balavoine, « je ne suis pas un héros » !

Antoinette dans les Cévennes

Bande-annonce Antoinette dans les Cévennes

A l’affiche : Antoinette dans les Cévennes,  un film français de Caroline Vignal, avec Laure Calamy (Antoinette), Benjamin Lavernhe (Vladimir, l’amant de Laure Calamy), Olivia Côte (Éléonore, l’épouse de Vladimir) et Patrick…

La bande-annonce ne nous avait pas donné l’envie de suivre Antoinette dans les Cévennes jusqu’à ce que je lise un blog admiratif invitant à un séjour « (qui) n’est pas dénué de charme », avec une héroïne « éclatante » dans des Cévennes « belles comme dans le roman de Stevenson »… Bref ce nouveau « Voyage avec un âne dans les Cévennes » serait une « île au trésor » comme le critique ne le dit pas, qui parle néanmoins de « friandise » dans son émission de télé… 
J’ai trop d’idées communes – et d’amitié – avec l’auteur de ces louanges pour la (c’est une femme) démasquer, qui d’ailleurs, à ma connaissance, refuse de se soumettre à la mascarade ambiante.
Néanmoins, qu’elle me pardonne de lui dire que nous n’avons sans doute pas emprunté les mêmes sentiers… 
Alors qu’elle dénigre les dialogues d’Emmanuel Mouret dans Les choses qu’on dit, elle raconte, au contraire, que « là c’est très joli parce qu’elle (Antoinette) s’exprime bien »… 
vous souvenez-vous, chère amie, des propos d’Antoinette qui « adore » ?  Avez-vous écouté cette « tirade » – si je peux ainsi malmener ce terme –que j’aurais honte d’entendre devant mes petits-enfants adolescents ?

Je n’ai en outre ni votre regard, ni même celui probable de Vladimir sur l’actrice « charmante » et « ravissante », dont le faux-rire persistant est particulièrement agaçant quand on a le culot de vouloir piéger son amant comme elle le fait… Peut-être, pour cela, ce film n’est-il pas pour les hommes, mais je constate que ce sont néanmoins deux femmes, l’une à table lors du premier dîner, et l’autre, de façon particulièrement jouissive, Éléonore, qui disent son fait à votre Antoinette. Quant à mon épouse…

Concluons sur les Cévennes qui, selon certains, constitueraient un personnage à part entière du film… encore eut-il fallu que Caroline Vignal insistât davantage sur « ces paysages » dont elle dit qu’ils donnent « une impression d’immensité ».

Non, décidément il n’y a que Patrick qui rehausse ce long-métrage, tant que les fous qui nous gouvernent n’interdiront pas sa présence au nom du « bien-être animal ».

Calamity, une enfance de Martha Jane Cannary

Bande-annonce Calamity, une enfance de Martha Jane Cannary

Art et Essai : Calamity, une enfance de Martha Jane Cannary, un dessin animé français de Rémi Chayé, avec Alexandra Lamy.

Comme un garçon je porte un blouson
Un médaillon, un gros ceinturon, comme un garçon
Comme un garçon moi je suis têtue
Et bien souvent moi je distribue
Des corrections faut faire attention
Comme un garçon

                           (Sylvie Vartan)

A part Tintin en Amérique, je ne me suis jamais intéressé à la conquête de l’Ouest. Je n’ai non plus, contrairement à mon épouse, jamais lu de BD de cowboys et d’indiens, et c’est vers la trentaine que j’ai ouvert mon premier Lucky Luke. Inutile, donc, de dire que Calamity Jane n’était pour moi qu’un nom jusqu’à ce que j’apprenne dans le livre d’Alain Sanders, L’Amérique que j’aime, l’existence réelle de Martha Jane Canary (1er mai 1852-1903), qui semble d’ailleurs n’avoir rien fait d’autre que d’être un garçon manqué qui « levait le coude plus haut qu’à son tour, se battait comme un homme, s’habillait comme eux, jurait comme un démon ».

Dans un dessin animé, amusant, et véritablement pour enfants, Rémi Chayé invente l’éclosion de cette petite fille au cours d’une expédition de pionniers dans l’Amérique profonde.

Contrairement à Laurent Dandrieu (Perles de culture du 14 octobre, sur TV Libertés), je n’y ai pas ressenti de discours féministe, en revanche je m’élève contre l’écriture inclusive (les « auteur.rice.s » et « spectateur.rice.s ») utilisée dans le document à destination du jeune public, « collection Ma p’tite cinémathèque », réalisé par l’Association Française des cinémas Art et Essai. J’ai écrit à l’AFCAE pour attirer son attention sur la déclaration de l’Académie Française, adoptée à l’unanimité de ses membres, il y a déjà trois ans, le 26 octobre 2017, selon laquelle « devant cette aberration « inclusive », la langue française se trouve désormais en péril mortel ».
Un tel « rappel à l’ordre » devrait d’ailleurs être fait par le gouvernement aux municipalités écolo-pastèques (vertes à l’extérieur, rouges à l’intérieur), comme celle de Lyon, qui imposent ce charabia sur les documents administratifs.

Jappeloup

Bande-annonce Jappeloup

A la télévision : Jappeloup, un film (2013) de Christian Duguay, avec Guillaume Canet (le cavalier Pierre Durand) et Daniel Auteuil (son père).

Jeudi soir, 16 octobre, au moment même où, sur C news, Jean-Pierre Chevènement disait à Éric Zemmour qu’on devrait « le fusiller, en temps de guerre », on apprenait qu’un professeur d’Histoire venait d’être décapité à Conflans Ste Honorine…
Comme le chantait Serge Reggiani, « les loups sont rentrés dans Paris » !
les gens de ma génération se rappellent les propos de Paul Quilès en octobre 1981 : « il ne faut pas non plus se contenter de dire de façon évasive, comme Robespierre à la Convention le 17 thermidor 1794 : “Des têtes vont tomber”… Il faut dire lesquelles et le dire rapidement ! ».
Pourtant, un mois plus tôt à l’Assemblée nationale, le ministre de la Justice de l’époque avait fait voter l’abolition de la peine de mort !
Comme quoi les coupeurs de têtes, eux, n’abolissent pas la peine de mort, et le principe révolutionnaire est toujours d’actualité qui prône : « Pas de liberté pour les ennemis de la liberté » !

Heureusement pour me changer les idées, et apaiser la colère que, comme certainement beaucoup d’autres, j’ai ressentie… dont je ne dirai pas plus… une autre chaine de télévision avait programmé ce Jappeloup que je n’avais malheureusement pas eu l’occasion de voir à sa sortie.

Jappeloup, c’est l’histoire d’un cheval « trop petit », caractériel et désobéissant, qui n’a pas le physique de l’emploi. Et pourtant, monté par Pierre Durand il gagnera, au saut d’obstacles, les Jeux Olympiques de Séoul en 1988. Le film nous raconte l’histoire de ce « couple », cheval et cavalier, avec ses victoires et ses échecs humiliants, ses moments de liesse et ses découragements. Nous ressentons une véritable angoisse en assistant aux différents concours hippiques, partageant le stress et l’émotion des milliers de spectateurs. Je me suis interrogé sur l’art de Guillaume Canet et sa maîtrise à cheval, imaginant même qu’il avait été doublé,  avant de lire, dans le Dictionnaire passionné du cinéma de Laurent Dandrieu, que l’acteur avait envisagé une carrière équestre, et que le réalisateur lui-même fut un « cavalier de haut niveau ».

Dommage que ce long-métrage soit effectivement « long », et même très long – plus de deux heures –, trop long pour pouvoir sauter le dernier obstacle  et atteindre le podium cinématographique…

Mais merci à Chérie 25 de m’avoir permis de chasser de mon esprit ces assassins qu’une classe politique « droitdel’hommiste », pleutre et pusillanime, a laissé envahir notre sol depuis près de 50 ans… et ça continue.

Drunk

Bande-annonce Drunk

Art et Essai : Drunk, un film danois ( VOSTF) de Thomas Vinterberg, avec Mads Mikkelsen, Thomas Bo Larsen, Lars Ranthe et Susse Wold

« Ami, remplis mon verre
Encore un et je vas
Encore un et je vais
Non je ne pleure pas
Je chante et je suis gai
Mai j’ai mal d’être moi
Ami remplis mon verre »
                                             (L’Ivrogne, de Jacques Brel)

C’est exactement le sujet de Drunk  raconté par le réalisateur : quatre amis, mal dans leur peau, décident de vérifier « la véritable théorie de Finn Skarderud, un psychologue norvégien, selon laquelle l’Homme aurait dès sa naissance un déficit d’alcool dans le sang ». Vous confesserais-je que cette « théorie » me plaît et que j’ai envie d’y adhérer, persuadé que « boire un petit coup, c’est agréable », mais aussi que cela désinhibe. Je n’hésite pas à faire un lien entre la soumission qui gagne notre société et la diminution de la consommation d’alcool… consommation d’ailleurs totalement interdite dans l’Islam, à l’inverse du christianisme dont la vigne a accompagné l’expansion territoriale.

Si donc l’idée de départ était gouleyante, la réalisation m’a paru malheureusement médiocre avec une alternance de scènes amusantes, comme les photos des « grands de ce monde » totalement ivres, et d’autres passages relativement pénibles, alors que j’avais inscrit Kursk du même Thomas Vinterberg dans les dix meilleurs films de 2018. Mon épouse, plus bienveillante que moi, retient à juste titre l’accompagnement musical excellent et les chants patriotiques de ces chères « têtes (incontestablement) blondes ». Nous sommes au Danemark !

Dans un entretien intéressant, le cinéaste évoque un « récit sur l’amitié », et le casting souligne qu’il s’agit d’un film d’hommes ;
il parle surtout d’ « un film sur la vie » en nous interrogeant : « Qu’est-ce que ça veut dire qu’être vivant ? ».
Chacun relèvera l’actualité de cette question quand, sous prétexte de protéger nos santés et nos vies, on masque nos visages et on nous confine sous couvre-feu en fermant les bars et les restaurants…
Triste époque … « Ami, remplis mon verre ».

Les Apparences

Bande-annonce Les Apparences

A l’affiche : Les Apparences, un film de Marc Fitoussi, avec Karin Viard, Benjamin Biolay et Achille Marques da Costa (les époux Eve et Henri Monlibert et leur fils Malo), Laetitia Dosch (Tina, l’institutrice de Malo et maîtresse d’Henri), Lucas Englander (Jonas Ksarez) et Evelyne Buyle (Madame Belin),
adapté du roman Trahie de Karin Alvtegen.

Les Apparences… Ce film  a l’apparence d’un thriller anodin dans lequel une bourgeoise, par ailleurs « parvenue », veut paraître une « femme bien » dans un couple idéal sur lequel une bonne fée s’est penchée pour que tout lui sourie…
En fait, il s’agit d’un film à charge, contre l’hypocrisie.
La coupable, c’est la femme – qui se prénomme précisément Eve -, et les féministes devraient réagir en dénonçant la lâcheté du mari qui lui  reproche ce qu’il n’a pas fait lui-même.

Quant à moi, ce film m’apparaît subversif en faisant, contre les apparences, une promotion du divorce : « je m’ennuyais auprès de toi, et je t’ai trompée… tu aurais dû divorcer… ».

A moins que la soi-disant charge contre Les apparences ne soit qu’apparence ?

Après tout Eve Monlibert voulait-elle seulement sauver l’apparence d’un couple idéal ou voulait-elle véritablement sauver ce couple et son amour ?
l’antidote de ce divorce, auquel elle n’a manifestement pas pensé, n’est-il pas le véritable amour, bien au-delà d’une passion éphémère.
Si l’amour est sentiment, il importe que celui-ci soit fondé, bâti sur du roc, comme la maison dans laquelle il s’abrite, à savoir la volonté d’aimer, l’engagement permanent d’aimer. Dans un livre, paru en 2014, Une journée particulière, l’auteur Anne-dauphine Julliand, nous enseigne merveilleusement :
« S’aimer toute une vie relève d’une décision sans cesse renouvelée (…) aimer est un choix, un apprentissage de chaque jour ».