Les Heures sombres

Les Heures sombres, un film britannique de Joe Wright, avec Gary Oldman, Kristin Scott Thomas, Stephen Dillane, Lily James, Ben Mendelsohn et Ronald Pickup.

Les films sur « les heures les plus sombres de notre histoire » m’insupportent qui veulent nous culpabiliser sur le nazisme, en occultant les 100 millions de morts du  communisme. Comme le dit très bien Patrick Bruel dans la pièce d’Alexandre de la Patellière, Le Prénom, si l’on doit bannir Adolf et Adolphe, il faut tout autant bannir Joseph, malgré la Sainte Famille, en raison de Staline.
Mais Les Heures sombres dont il s’agit ici n’ont pas pour objet de culpabiliser Churchill – qui (comme Roosevelt ou de Gaulle) n’a pourtant jamais accusé publiquement l’Allemagne d’exterminer les Juifs.
Ces Heures Sombres sont seulement les jours difficiles que connurent l’Angleterre et Churchill à sa nomination au 10 Downing Street, le 10 mai 1940, jusqu’à l’opération Dynamo de Dunkerque.  Ce film s’avère donc l’avant Dunkerque que nous avons vu il y a 6 mois, et, comme ce dernier, c’est un long-métrage anglo-anglais, à la gloire du héros.

Les Français ne peuvent pas oublier la carte « Les Anglais d’abord » de Churchill à Dunkerque, mais comment lui donner tort (même si papa rapporte « les officiers anglais, révolver au poing, (qui) nous disent que nous n’embarquerons pas ici »).

Ils ne peuvent pas surtout lui pardonner Mers-el-Kebir où, les 3 et 6 juillet 1940, 1300 marins français furent bombardés par leurs alliés de la veille ! Peut-être le fit-il pour « compenser » le même nombre de soldats anglais qu’il sacrifia à Calais afin d’en sauver le maximum à Dunkerque (300 000), grâce, d’ailleurs à la couverture et au sacrifice des soldats français.
Bref le Français – d’après-guerre – que je suis ne peut pas aimer Churchill.
Si j’étais anglais, en revanche, je serais sans doute churchillien puisque, selon le film, seul contre ses amis politiques munichois de fait et d’esprit, il a démontré que, tant que le pays n’est pas envahi, pour gagner la guerre il faut à la fois la faire et croire à la victoire.

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3 réflexions sur « Les Heures sombres »

  1. Lu dans le quotidien Présent du 16/02/2018, un article de Pierre Saint-Servant selon lequel le « biographe de Churchill, Jacques Chastenet, écrivait de lui en 1956 qu’il était :
    « une figure haute en couleur, hors série, qu’il est loisible de ne pas tout à fait aimer, mais qu’il est impossible de ne pas admirer ».
    L’article mentionne un livre d’Antoine Capet qui vient de paraître aux éditions Perrin : « Churchill, le dictionnaire » et prête au héros la belle formule suivante : « Je ne saurais vivre sans champagne : dans la victoire je le mérite ; dans la défaite, j’en ai besoin ».

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  2. L’interprétation de Churchill par Gary Oldman est éblouissante, et me conduit à évoquer le film « Air Force One » réalisé en 1997 par Wolfgang Petersen. Il y interprète brillamment, face à Harrison Ford, un terroriste communiste qui procède au détournement de l’avion présidentiel américain.

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  3. En exergue du livre JOFFRE de Jean d’Esme, publié en 1953 dans la Bibliothèque Verte, on lit cette citation du Maréchal Joffre qui me paraît s’appliquer parfaitement à Churchill : « On ne fait la guerre qu’avec des hommes qui ont foi dans le succès, qui, par leur maîtrise d’eux-mêmes, savent dominer les événements ».

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