Palmarès 2020

« La culture française n’existe pas »… Macron nous avait prévenu durant la campagne présidentielle, et aujourd’hui, comme d’autres, il sort son… Covid pour assigner à résidence toute la vie culturelle, spirituelle, sociale et économique, l’art de vivre à la française, tandis que le Préfet de Police, Lallemant, se range sous la bannière d’un Commissaire du peuple, avec la bénédiction de la Citoyenne Schiappa : « Trotsky, Lev Davidovitch Bronstein de son vrai nom, a écrit beaucoup de choses qui sont très inspirantes et donc chacun a le droit de le citer, de s’en inspirer».

Peut-on imaginer le hourvari qui aurait été créé si, au lieu de citer l’un des géniteurs du Goulag, il s’était référé aux frères ennemis du nazisme ou du fâââ…chisme ?

Dans une atmosphère morbide et liberticide, 2020 s’est donc terminée bien tristement, mais – Haut les Cœurs – formulons les vœux d’un an de grâce 2021 revigorant pour chacun d’entre nous, pour nos familles, notre pays et le monde entier –certains diront : « la planète » ! -.

Permettez-moi de souhaiter particulièrement que la lumière recommence à briller dans les salles obscures, même si je m’étonne de décompter quand même une soixantaine de films vus en salle en 2020.

Une moitié de ces productions valait le déplacement, et j’en ai mis trois à la « poubelle ».

Sur le podium :

  1. Dark Waters, un biopic américain de Todd Haynes qui raconte la lutte de l’avocat Robert Bilott contre le grand groupe industriel de chimie américain « E.I. du Pont de Nemours et Compagnie ». Contrairement aux poêles Tefal, ce long-métrage m’a particulièrement accroché ;
  2. Le cas Richard Jewell, dans lequel Clint Eastwood traite de la rançon de la gloire à propos de l’attentat de 1996 aux JO d’Atlanta ;
  3. Antigone, un drame canadien français dans lequel Sophie Deraspe « réinvente » les personnages de la tragédie de Sophocle dans une famille kabyle de Québec ;
  4. La Fille au bracelet, (1er film français) de Stéphane Demoustier, nous plonge de façon « crue » dans la déchetterie d’une jeunesse « libérée » sexuellement ;
  5. Je voudrais que quelqu’un m’attende quelque part, un film français d’Arnaud Viard, qui s’avère une charge contre l’avortement et, à ce titre, mérite toute sa place dans ce palmarès ;
  6. Petit pays, un film franco-belge sur le Burundi, qui incite à lire l’ouvrage de l’Africaniste Bernard Lugan, Rwanda, un génocide en questions ;
  7. Les choses qu’on dit, les choses qu’on fait, une romance d’Emmanuel Mouret, « descendue » par de meilleurs critiques que moi, qui n’ont pas partagé mon envoûtement devant des jolies filles, des beaux paysages et de la belle langue française.
    Très franchement, au-delà, les films ne feront pas date, mais on peut retenir encore
  8. Adieu les cons, d’Albert Dupontel, qui n’est pas, comme je l’imaginais, une adresse à aux élites politico-médiatico-scientifiques qui nous gouvernent ;
  9. Lux Aeterna, un documentaire sur les coulisses du cinéma… qui a ennuyé mon épouse ;
  10. Voir le jour, de Marion Laine qui est à la fois un hymne à la vie et un docu-fiction sur les personnels en sous-effectif et mal-payés des maternités ;

En bonus,

  1. Les Misérables, un film que je ne voulais pas voir quand il est sorti en 2019, et j’avais tort… un documentaire extraordinaire sur les « clusters » de guerre civile dans notre pays ;
  2.  Apocalypse : la guerre des mondes, 1945-1991, un documentaire sur la Guerre froide, de Daniel Costelle et Isabelle Clarke, diffusé à la télévision pendant le 1er confinement…

Si j’en crois les bandes annonces, nous devrions pourvoir voir en 2021 quelques bons films dont le 2ème confinement a empêché la sortie…
En attendant, de la ville « berceau du cinéma » où je me trouve actuellement, je renouvelle à chacun mes meilleurs vœux pour cette nouvelle année : Se sian pas mai, que siguen pas men !

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s