Tu mérites un amour

Arts & Ciné : Tu mérites un amour : un film français de Hafsia Herzi, avec Hafsia Herzi (Lila), Jérémy Laheurte (Rémy, l’ami infidèle de Lila), Anthony Bajon (Charly, l’étudiant photographe et poète) et Djanis Bouzyani (l’homosexuel).

 Tu mérites un amour… En tout cas ce film ne mérite pas d’être vu et, j’aurais écrit que le nom du réalisateur méritait d’être retenu pour ne plus me fourvoyer dans ses productions… mais…

Mais Hafsia Herzi est une réalisatrice, et c’est aussi l’actrice principale de son opus, la très belle Lila … alors il lui sera beaucoup pardonné… sa beauté sauve son film… et même mon épouse en est d’accord !

Quant au titre… Tu mérites un amour…  Anthony Bajon – le Thomas de La Prière – nous apprend qu’il s’agit d’un poème de Frida Khalo, artiste peintre mexicaine féministe, révolutionnaire et communiste du siècle dernier… Tout pour plaire… :
« Tu mérites un amour décoiffant, qui te pousse à te lever rapidement… » … et à quitter la salle.

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Mjolk, la guerre du lait

Arts & Ciné : Mjolk, la guerre du lait : un film islandais (VOSTF) de Grimur Hakornason, avec Arndis Hrönn Egilsdôttir (Inga).

 J’allais au (petit) lycée, à Paris, quand Mendès-France me fit la « vacherie » de m’obliger à boire chaque jour un grand bol de lait à la cantine… C’est sans doute de cette époque que remonte mon antisocialisme primaire. Mais c’est d’une toute autre guerre du lait que parle ce film, celle de la corruption et plus généralement de la ruine des paysans forcés de s’endetter jusqu’à la mise sous tutelle, la faillite et le suicide. Ça se passe en Islande, mais c’est vrai en France aussi où un agriculteur se suicide tous les deux jours.

On assiste d’ailleurs aujourd’hui dans nos campagnes à une nouvelle corruption, diligentée par l’Union européenne, la Macronie et les édiles locaux, à savoir la corruption qu’exerce la mafia des promoteurs d’éoliennes qui versent quelques milliers d’euros dans les budgets des collectivités locales et dans les poches d’exploitants agricoles pour bourrer leurs terres de milliers de tonnes de béton et travestir nos paysages en décors de guerre des étoiles. « Ils nous vendront les cordes pour les pendre » disait Lénine qui, sur ce point – une fois n’est pas coutume – n’avait pas tort.

Fête de famille

A l’affiche : Fête de famille, une comédie dramatique de Cédric Kahn, avec Cédric Kahn et Laetitia Colombani (Vincent et son épouse Marie), Catherine Deneuve (la mère de Vincent, Romain et Claire), Vincent Macaigne (Romain, le cinéaste), Emmanuelle Bercot (Claire), Luàna Bjrami (Emma, la fille de Claire), Joshua Rosinet (Julien).

Il aurait été dommage de ne pas voir La Prière, du même réalisateur ; cette fête de famille n’est pas de la même veine, mais on s’y amuse malgré les différents drames – qui sont ceux de notre époque – qu’elle évoque.

Un film très réaliste où l’on acceptera l’écho (et l’écot) du politiquement correct avec Julien, le Grand Remplaçant, qui cohabite avec Emma sous le regard bienveillant de sa grand-mère, et le discours antiraciste puisque c’est lui qui est accusé de vol…

On se réjouira néanmoins de l’hommage rendu à la famille avec ses membres si différents qui s’engueulent et se rassemblent autour du gâteau d’anniversaire ; on appréciera surtout le très bon jeu d’acteur d’Emmanuelle Bercot, dans un rôle qui aurait aussi parfaitement convenu à Valeria Bruni Tedeschi.

Fourmi

A l’affiche : Fourmi, un film français de Julien Rappeneau, avec André Dussolier (Claude, l’entraineur de football), Maleaume Paquin (Théo alias Fourmi), Cassiopée Mayance (Romane, l’amie de Théo), François Damiens et Ludivine Sagnier (les parents), Laetitia Dosch (l’assistante sociale) et Sébastien Chassagne (le neveu de Claude).

 Le dieu Foot m’insupporte avec ses chapelles, ses messes dominicales et ses grand-messes ;  à considérer les « footeux » s’agenouiller devant leurs postes de télé, je partage – pour une fois – l’opinion de Lénine sur la religion « opium du peuple ». J’étais donc perplexe en allant voir ce long-métrage, mais André Dussolier… et surtout Julien Rappeneau dont – contrairement à certain critique, par ailleurs excellent – j’avais beaucoup aimé Rosalie Blum.

Ce Fourmi est un film magnifique sur l’amour filial – et parental – et la « reconstruction »… une belle leçon d’optimisme dans une société qui se désagrège, un beau conte de fée, mais sans artifice, et malgré son mensonge une morale qui redonne le moral… à faire voir aux adolescents.

Roubaix, une lumière

A l’affiche : Roubaix, une lumière, un film français d’Arnaud Desplechin, avec Roschdy Zem (le commissaire Daoud), Léa Seydoux (Claude), Sara Forestier (Marie) et Antoine Reinartz (l’inspecteur Louis).

« Tout ça n’vaut pas
Le doux soleil de Roubaix »

Je vous parle d’un temps que les moins de 60 ans ne peuvent pas connaître, quand Pierre Perrin chantait Le Clair de Lune à Maubeuge (décidément la lune m’obsède)…
Même si le titre du film indique une lumière (pourquoi ?), on est loin de celle du « doux soleil » dans ce véritable docu-fiction tiré d’un documentaire Roubaix, commissariat central de Mosco Boucault.

Malgré la présence de l’excellent Roschdy Zem, je n’avais pas décidé de voir ce film en lisant le synopsis qui mentionne les deux jeunes femmes « amoureuses »…
C’est la très bonne critique de Pierre Malpouge, dans le quotidien Présent, qui m’a fait changer d’avis… et je l’en remercie… Ce long-métrage n’évoque pas plus que nécessaire « l’amour » de Claude et Marie, et, au contraire, le jeu d’actrices particulièrement réaliste de Léa Seydoux et Sara Forestier est à souligner, avec l’oscar de mon épouse et de moi-même pour cette dernière.

Enfin, si cette mise en « lumière » de la ville de Roubaix – que je ne connais pas – ne peut pas nous donner l’envie d’y faire du tourisme, ce regard porté sur le quotidien de la police, comme celui porté sur les hommes du feu, avec, déjà, Roschdy Zem, mérite la peine d’être vu et de rendre à ces hommes d’élite l’hommage qui leur est dû.

Le voyage dans la lune

En Avant-Première : Le Voyage dans la Lune, un film norvégien d’animation de Rasmus A. Sivertsen.

Serais-je assez « c… comme la lune » pour aller jusque dans la lune voir un nouveau film sur la lune ?  Toujours est-il que nous avons fait 50 km et le gérant de la salle, dont nous étions les seuls clients, a ouvert de grands yeux à notre arrivée… « Vous venez voir quoi ?

  • la lune »…

Peut-être étais-je distrait  (déjà dans la lune ) ? pour ne pas avoir lune que ce « dessin animé » était destiné aux enfants de 3 ans ?

Mon épouse prétend qu’effectivement nos petits petits-enfants peuvent s’y amuser…

Qu’y verront-ils ? que comprendront-ils ?

Oui, l’animation est bien faite, les « personnages » amusants, et la morale… « bienpensante » quand on voit le drapeau norvégien remplacer l’américain, puis être retiré avant le décollage,
parce que, ben voyons, « la lune n’appartient à personne ».

La Vie Scolaire

A l’affiche : La Vie Scolaire, une « comédie dramatique » de Grand Corps Malade et Mehdi Idir, avec Zita Hanrot, Alban Ivanov et Antoine Reinartz.

 Au vu de la bande annonce j’avais décidé de ne pas voir ce film qui me paraissait de propagande sur le « vivre ensemble », à l’instar des Intouchables ou des Qu’est-ce qu’on fait au Bon Dieu de Clavier…

Mais les réalisateurs de cette Vie Scolaire nous ont déjà offert un « bon film », Patients, et ce nouvel opus pouvait peut-être être, finalement, une bonne surprise.

Une bonne surprise ? Non, et Grand Corps Malade nous a malheureusement montré le grand corps malade de notre société.

Oui, c’est un film de propagande avec une fin bisounours et le rap du générique … mais on assiste « halluciné » à un docu-fiction, qui n’est malheureusement pas une fiction… la vie dans un collège de « banlieue », de la banlieue d’aujourd’hui qui n’est vraiment pas celle des années soixante quand Sheila chantait « L’école est finie » et France Gall « Sacré Charlemagne » !

Non, ce n’est pas une « comédie dramatique », c’est un drame tout court, celui de notre société que l’on a « grand-remplacée », et que l’on continue de « grand-remplacer », et je refuse de m’apitoyer sur ces jeunes même si effectivement, de ghetto en ghetto, jusqu’à la classe « poubelle » on a commis des fautes à leur égard.

Mais qui a commis ces fautes, et continuent de les commettre ? Ce sont les politiciens français qui ont ouvert, alimenté, et continuent d’ouvrir et d’alimenter les vannes de l’immigration et de l’invasion…
Les Responsables et les Coupables, ce sont eux, et aussi ceux qui ont voté et continuent de voter pour eux, en gobant leurs paroles de pyromanes qui vous promettent d’éteindre le feu !

Je suis sorti de ce documentaire avec un goût de Gilet Jaune non pas contre ces « jeunes », mais contre les politicards immigrationnistes, et leurs courroies de transmission, à quelque obédience qu’ils appartiennent, qui ont osé nous parler de « chances pour la France » ;
Ceux-là même qui ont osé qualifier la colonisation de « crime contre l’humanité » et (dés)organisent chaque jour davantage la colonisation de notre patrie.