22 Miles

A l’affiche, 22 Miles, un film de Peter Berg, avec Mark Wahlberg.

La critique favorable ne m’avait pourtant pas donné envie de parcourir ces 22 Miles dont j’avais compris qu’il s’agissait seulement d’un film d’action…
Mais il aurait été très dommage de ne pas avoir vu Deepwater , en 2016, du même réalisateur, et j’ai donc espéré une bonne surprise… qui ne fut pas au rendez-vous.

Certes, on ne s’ennuie pas, on est pris par l’intrigue avec ce qu’il faut de stress et d’angoisse, mais le scénario est très compliqué pour un film (peut-être faudrait-il le revoir ?) qui n’est finalement que violence, bastons et poursuites.

C’est l’histoire d’une exfiltration, et sur ce sujet je vous renvoie à Argo, un exploit de la CIA qui fit l’objet d’un très bon long-métrage en 2012, sans doute disponible en DVD.

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Une pluie sans fin

Au cinéma Art et Essai, Une pluie sans fin, un film chinois de Dong Yue, avec Duan Yihong (le chef de sécurité Yu Guowei) et Jiang Yiyan (Yanzi).

Une pluie sans fin… comme le film, long (2h), lent, lugubre, laid, sombre et monochrome… pluvieux. Une image peu ragoutante de la Chine communiste, lépreuse et miséreuse, de la fin du siècle dernier (il y a 20 ans)…
Qu’en est-il aujourd’hui ?

Il pleut, il pleut… et l’on regrette les bergères avec leurs blancs moutons…
On rêve au « p’tit coin d’paradis, contre un coin d’parapluie ».

Malheureusement le « paradis communiste » est ce qu’il est.
On pense donc davantage au ciel de Nantes qui « rend mon cœur chagrin » ;
On se rappelle Brest et sa « pluie de deuil terrible et désolée » ;
On Jacquesbrelise « les carreaux de l’usine, y en a beaucoup d’cassés (…) les corridors crasseux sont les seuls que je vois ».

Bref, avec un tel titre, le film ne pouvait être que glauque… pari gagné, avec un scénario qui n’est pas immédiatement compréhensible (peut-être, mais Dieu m’en garde, faudrait-il le revoir ?), le tout en VOSTF !

Avouons néanmoins que Yanzi est mignonne.

 

Ma fille

Ma fille, un film italien de Laura Bispuri, avec Sara Casu (Vittoria), Valeria Golino et Alba Rohrwacher (les deux mères).

Rien de tentant à l’affiche, ou du déjà vu… mais nous étions en manque, alors pourquoi ne pas risquer ce drame social en Sardaigne ?

Un long-métrage lent sur deux femmes qui s’arrachent un enfant, et l’écartèlement de cette petite fille entre celle qui l’a abandonnée et celle qui l’a adoptée.
on ne s’ennuie pas, mais c’est tout comme…

Sans un bruit

Sans un bruit, un film d’épouvante de John Krasinski, avec John Krasinski et Emily Blunt (le père et la mère).

Je ne l’ébruiterai pas , mais une fois encore je me suis fait avoir par une critique par trop élogieuse.  Certes le début est original et stressant, dans un silence complet avec des personnages qui communiquent exclusivement par signes, mais la suite reste au niveau B de l’épouvante avec des créatures articulées…
A nouveau, une bonne idée gâchée.

Trois visages

Trois visages, un drame de Jafar Panahi, avec Jafar Panahi, Behnaz Jafari et Marziyeh Rezaei, interprétant leur propre personnage.

Trois visages… Bonjour les dégâts !
En tout cas je n’en… visage pas d’aller voir un troisième visage de l’Iran selon Panahi. Déjà dans son Taxi Téhéran il nous avait baladé dans les rues de la capitale, et j’aurais pu ne pas le voir…

Ces trois visages-là nous conduisent sur les routes « rompe-cul » (maman prononçait « rompe-kiou ») de l’Iran profond… Tellement profond qu’on pourrait s’endormir à lire le sous-titrage de ce film en VOSTF!
Encore une fois, pourquoi cet acharnement à nous distribuer en VO une production dont l’essentiel est dans le dialogue ?
Pourquoi nous obliger à  lire les répliques – rapidement pour tenter, vainement, de ne rien en perdre – plutôt que de regarder les photos et, en l’occurrence, s’imprégner d’un paysage qui aurait pu être l’autre intérêt  de ce long-métrage ?
Quand je veux lire, je prends un livre ; si je vais au cinéma c’est pour voir !

De ces deux « opus » (On devrait dire opi), je retiens surtout Panahi au volant de sa voiture, sans doute meilleur chauffeur que réalisateur.

L’extraordinaire voyage du fakir

L’extraordinaire voyage du fakir, un film de Ken Scott avec Dhanush, Bérénice Bejo et Gérard Jugnot,
adapté du roman éponyme de Romain Puértolas

Il y a « Les Yeux » qui est « la honte de (la) corporation » ; il y a aussi Ragdalam qui hypnotise Madame Yamilah, la voyante ; il y a surtout Cipaçalouvishni chez le Maharadjah de Rawhajpoutalah…
Bref, j’aurais mieux fait de relire mes classiques Tintin, ou encore d’accompagner Phileas Fogg dans Le Tour du monde en quatre-vingts jours, d’autant que lorsqu’on a vu la bande-annonce, on a vu le film, en tout cas les seuls éléments « comiques » de l’aventure, sur fond de « migrants » que l’on renvoie en Espagne !
A croire que L’Aquarius était déjà programmé, surtout que pour sauver des naufragés au large des côtes libyennes, les ports les plus proches n’étaient-ils pas les ports libyens ?

Le Lauréat

Le Lauréat, un film américain réalisé en 1967 par Mike Nichols, avec Dustin Hoffman (Benjamin), Anne Bancroft (Mrs Robinson) et Katharine Ross (Elaine),
sur les paroles de The Sound of silence et Mrs Robinson.

J’ai un bon souvenir de Dustin Hoffman dans Rain Man, et j’ai toujours l’espoir de combler mon inculture cinématographique en allant voir des films d’autrefois.. dans «le plus vieux cinéma du monde ».

Hormis ces musiques de mes vingt ans, cette production ne mérite pas d’être couverte de lauriers, et on pourrait la passer sous silence. C’est long, c’est lent et un peu nunuche comme ce Benjamin pris dans la guêpière de cette nymphomane.
The american way of life dans un milieu friqué et imbu de lui-même, dont le Grand Ouest alcoolisé consiste à « profiter de la vie » (j’ai horreur de cette expression) en s’enorgueillissant de sa bagnole et de sa réussite professionnelle.

Le coup de foudre pour Elaine est téléphoné et, quand « il est trop tard », la seule réplique amusante est le « pas pour moi ».

On observera pourtant qu’a la veille de 1968, ce film est relativement pudique sur un sujet scabreux.