Fourmi

A l’affiche : Fourmi, un film français de Julien Rappeneau, avec André Dussolier (Claude, l’entraineur de football), Maleaume Paquin (Théo alias Fourmi), Cassiopée Mayance (Romane, l’amie de Théo), François Damiens et Ludivine Sagnier (les parents), Laetitia Dosch (l’assistante sociale) et Sébastien Chassagne (le neveu de Claude).

 Le dieu Foot m’insupporte avec ses chapelles, ses messes dominicales et ses grand-messes ;  à considérer les « footeux » s’agenouiller devant leurs postes de télé, je partage – pour une fois – l’opinion de Lénine sur la religion « opium du peuple ». J’étais donc perplexe en allant voir ce long-métrage, mais André Dussolier… et surtout Julien Rappeneau dont – contrairement à certain critique, par ailleurs excellent – j’avais beaucoup aimé Rosalie Blum.

Ce Fourmi est un film magnifique sur l’amour filial – et parental – et la « reconstruction »… une belle leçon d’optimisme dans une société qui se désagrège, un beau conte de fée, mais sans artifice, et malgré son mensonge une morale qui redonne le moral… à faire voir aux adolescents.

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Moonwalk One

Art et Essai : Moonwalk One, un film sorti en 2014,  réalisé par Theo Kamecke, avec Neil Armstrong, Buzz Aldrin, Michael Collins, Richard Nixon et Laurence Luckinbill.

« Au clair de la lune,
Mon ami Pierrot,
Prête-moi ta plume
Pour écrire (ce) mot… »

Moonwalk One est le dernier des cinq films mis à l’affiche au CGR de Châteauroux pour célébrer le cinquantenaire de la conquête de la lune… Il s’agit d’un documentaire passionnant, reprenant les images d’archives de l’épopée de ces trois astronautes, de leur entraînement jusqu’à leur retour, avec une présentation très didactique de leur trajectoire, de l’orbite terrestre à l’orbite lunaire, et des différents éléments de la fusée qui se « dissocient après usage ».

Même si l’on peut regretter quelques longueurs et notamment, à la fin, les nombreuses questions existentielles, entrecoupées de longs silences, du narrateur Laurence Luckinbill, c’est néanmoins un opus à voir et à faire voir, notamment aux adolescents qui n’ont pas vécu en direct ces 20-21 juillet 1969…

je signale d’ailleurs aux Berrichons qu’il sera diffusé une dernière fois dimanche à 18H20… ensuite, il faudra se contenter d’un DVD.

L’entraînement des astronautes est époustouflant, et leur héroïsme est d’abord d’avoir accepté de se prêter à cette épreuve physique préparatoire. Le capitaine Haddock a raison : « on n’est vraiment bien que sur notre bonne vieille terre !».

Constatons enfin, sans pour autant prêter le moindre intérêt aux thèses de la mystification évoquées à propos de Moonwalkers, constatons quand même le peu de communication sur les retombées  de ces missions Apollo… Certes cinquante ans ne sont rien par rapport aux milliards d’années d’avant les premiers pas…  mais c’est quand même suffisamment long pour qu’on puisse, avec Cyrano, en espérer une suite :

« Comment la lune est faite, et si quelqu’un habite
Dans la rotondité de cette cucurbite ? »

En attendant, personnellement, je vais relire Jules Verne : De la terre à la Lune.

Apollo 13

Apollo 13, un film de 1995, réalisé par Ron Howard, avec Tom Hanks (Jim Lowel, commandant), Bill Paxton (Fred Haise, pilote du LEM), Kevin Bacon (Jack Swigert, pilote du module de commande)) Gary Sinise (Ken Mattingly, pilote du LEM retenu au sol par la rougeole) et Ed Harris (Gene Kranz, directeur de vol de la NASA).

« Autour de la lune »… Je l’ai déjà écrit, sous ce titre le CGR de Châteauroux célèbre le jubilé des premiers pas sur la lune (« un petit pas pour l’homme, un grand bond pour l’humanité ») en projetant cinq films sur la conquête de l’espace. Après Les figures de l’ombre et First Man, que nous avions vu en octobre dernier, c’est le tour (de la lune) d’Apollo 13.

Récapitulons :

  • Apollo 11, 21 juillet 1969, Avec Neil Armstrong et Buzz Aldrin, « on a marché sur la lune », tandis que Michael Collins pilote le module de commande ;
  • Apollo 12, du 14 au 24 novembre 1969, deuxième mission spatiale à se poser sur la lune, avec Peter Conrad, Alan Bean et Richard Gordon ;
  • Apollo 13, du 11 au 17 avril 1970, troisième mission spatiale qui devait amener son équipage à la surface de la lune…

La fiction nous fait revivre de façon passionnante et stressante l’histoire de cet « échec réussi », à bord de l’Odyssey (module de commande) et de l’Aquarius, qui n’était pas un navire affrété par une ONG pour le trafic d’êtres humains mais le LEM (Lunar Excursion Module) destiné à alunir.

Pour mémoire, 4 autres missions (Apollo 14 à 17 en décembre 1972) permirent à 8 autres astronautes de fouler le sol lunaire, à la suite de quoi la National Aeronautics and Space Administration a cessé ces missions en jugeant leur coût trop important.

Les Figures de l’ombre

Art et Essai : Les Figures de l’ombre, un film (2016) de Theodore Melfi, avec Kevin Costner (Al Harrison, le chef du programme spatial), Glen Powell (John Glenn, le premier astronaute orbital américain), Taraji P. Henson (Katherine Johnson), Octavia Spencer (Dorothy Vaughan) et Janelle Monae (Mary Jackson),
adapté du livre Hidden Figures de Margot Lee Shetterly.

20-21 juillet 1969 : 15 ans après Tintin, « On a marché sur la lune ».
Constatons qu’on a peu célébré ce cinquantième anniversaire du «petit pas pour l’homme, un grand bond pour l’humanité », et qu’on n’a pas rendu – du moins sur nos médias – à Neil Armstrong, Buzz Aldrin et Michael Collins, l’honneur qui leur est dû.

Je me réjouis donc que le CGR de Châteauroux ait programmé pour ces deux mois d’été cinq films sur cette épopée, à commencer par ces Figures de l’ombre, et l’on pourrait penser que cette expression désigne les précurseurs, alternativement russes et américains, Youri Gagarine (12 avril 1961),  Alain shepard (5 mai 1961), Guerman Titov (6 août 1961) jusqu’à John Glenn (20 février 1962), le héros du film.

Le héros ? Pas vraiment, car les véritables figures de l’ombre ne sont pas les cosmonautes mais trois « calculatrices » américaines de la National Aeronautics ans Space Administration , non pas des machines mais des femmes et des Noires, tout pour plaire aux Hommes de la NASA dans un état de Virginie qui, au début des années 60, pratique la « ségrégation » avec, notamment, des toilettes et des machines à café pour « colored ladies ».

Katherine Johnson calculera les trajectoires du programme Mercury et de la mission Apollo 11 vers la lune ;
Dorothy Vaughan deviendra responsable du département de calculs informatiques ;
Mary Jackson sera la première afro-américaine ingénieur en aéronautique.

Stubby

Art et Essai : Stubby, de Richard Lanni, avec la participation de Gérard Depardieu.

« J’attends les chars et les Américains », avait dit le Maréchal Pétain.

Stubby  : Ce film d’animation « à partir de 7 ans » n’aurait sans doute pas attiré mon attention sans la critique lue dans le quotidien Présent du 25 mai. Comme pour un Tintin, je recommande à tous, « de 7 à 77 ans »,  ce magnifique long-métrage sur une page de l’intervention américaine dans la 1ère guerre mondiale.

Il raconte d’abord – c’est le sujet – l’histoire vraie et ahurissante du « sergent Stubby », le chien le plus décoré de la « Grande guerre » qui y participa au sein de la  « Yankee Division » , à côté des Français et des alliés.

Il illustre aussi parfaitement, en à côté mais de façon très instructive, l’utilisation des obus de gaz par les Allemands, et j’avoue y avoir trouvé un véritable intérêt, en pensant à mon grand-père dont maman disait souvent « il a été gazé » sans que je m’interroge sur le comment…

Je suis sorti de cette séance, peut-être pas plus savant, mais moins ignorant… C’est déjà pas mal.

Bref, un beau film, amusant et instructif, à voir et à faire voir.

Noureev

Art et essai : Noureev, de Ralph Fiennes, avec Ralph Fiennes (Alexandre Pouchkine, le professeur de danse), Oleg Ivenko (Noureev) et Adèle Exarchopoulos (Clara Saint, belle-fille du ministre de la culture André Malraux).

Après le pianiste polonais de Cold War et Le vent de la liberté des familles allemandes Strelzyk et Wetzel qui ont fui l’Est pour l’Ouest, ce biopic raconte la demande d’asile formulée à la France, en 1961, par le danseur russe Rudolf Noureev. Un film d’histoire pour les jeunes générations à qui l’on enseigne quotidiennement l’enfer nazi, mais si rarement l’enfer communiste. Le long-métrage montre bien l’émerveillement des danseurs du ballet de Kirov qui découvrent, de leur autobus, ce Paris des années 60. Les flash-back font la différence avec  la misère soviétique.

Bien évidemment, notre époque le veut, on ne nous cache pas, toutefois sans insister, la bisexualité de la star, qui est morte du Sida en 1993, à 54 ans à Levallois-Perret.

Mais vous êtes fous

A l’affiche : Mais vous êtes fous, un film d’Audrey Diwan, avec Pio Marmaï (Roman), Céline Sallette (Camille), Jean-Marie Winling et Carole Franck (les parents de Camille).

« Notre pays mon bon monsieur … »
On se souvient du « Secret de Maître Cornille » dans les Lettres de mon moulin, secret que nous raconte Francet Mamaï.
La consonnance des patronymes me fait toujours penser à ce « vieux joueur de fifre » quand je lis au casting celui de Pio Marmaï…  Mais,  c’est une autre musique et un autre secret que nous fait vivre l’acteur dans un film dramatique, véritablement  excellent : Mais vous êtes fous.
Le titre me paraît stupide pour une histoire vraie – paraît-il – qui relève à la fois du thriller et du roman d’amour, où l’on découvre à nouveau que la vie n’est pas un long fleuve tranquille.
je n’en dirai rien de plus  sauf qu’il peut mettre en garde certains bobos et leur servir d’avertissement…