Mon oncle d’Amérique

Mon oncle d’Amérique, un film d’Alain Resnais de 1980, avec le biologiste Henri Laborit, Gérard Depardieu et Marie Dubois (René et Thérèse Ragueneau), Nicole Garcia (Janine Garnier), Roger Pierre et Nelly Borgeaud (Jean et Arlette Le Gall), Catherine Frot (Arlette, jeune fille), et Pierre Arditi (Zambeaux).

Mon oncle d’Amérique… on en rêve tous, même si Les Républicains En Marche évoquent l’idée de compenser, par une augmentation des droits de succession, l’abrogation de l’Impôt Sur la Fortune mobilière (la fortune immobilière, qu’on ne peut pas délocaliser, reste taxée, alors que son entretien est créateur d’emploi et coûte cher aux propriétaires !).

Bref on en rêve, mais ni mon épouse ni moi-même n’avons compris le rapport entre cet oncle à héritage et le quasi-documentaire sur la psychologie des comportements humains mise en scène par Alain Resnais.

J’aurais pu ne pas voir son précédent Hiroshima mon amour, réalisé en 1959… Je ne rendrai certainement pas visite à nouveau à ce tonton-là, même si je ne me suis pas ennuyé, mais ce discours scientifique me dépasse un peu, pour ne pas dire beaucoup, et il me faudrait sans doute beaucoup trop de séances pour assimiler l’articulation des trois cerveaux du Professeur Laborit.

C’est amusant, en revanche de voir cette brochette d’excellents acteurs avec quarante ans de moins.

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Tully

Tully :  un film américain de Jason Reitman, avec Charlize Theron (Mario, la mère de famille), Mark Duplass (Craig, son mari) et Mackenzie Davis (Tully).

Une comédie dramatique difficile à cataloguer… j’y suis allé sur la pointe des pieds – mais il fallait bien profiter d’une soirée sans petits-enfants –.

La question posée du burn-out de la mère de famille était intéressante, mas je craignais un scénario très scabreux et, en cours de séance, dans notre société souvent contre-nature, j’ai même redouté le pire… j’étais donc assez stressé durant toute la projection, pressé d’en voir la fin… certes je ne m’ennuyais pas, mais je ne trouvais aucun intérêt à l’histoire qu’on me racontait…
C’est donc soulagé que je suis sorti de la séance, en constatant que j’avais été manipulé par le réalisateur dans un monde onirique ou cauchemardesque avec une « employée » aussi fictive qu’une certaine Pénélope.
A quel moment s’est fait la bascule du monde réel dans le virtuel ? Je n’en ai aucune idée, et peut-être finalement faudrait-il revoir ce film (?)

C’est du moins mon interprétation de ce long-métrage, que mon épouse a du mal à partager…

Que ce commentaire ne vous trompe pas, c’est un film peut-être à revoir mais que je ne vous recommande pas de voir !

Hedy Lamarr : From Extase to WIFI

Hedy Lamarr : From Extase to WIFI, un film d’Alexandra Dean, dont le titre original est Bombshell, the Hedy Lamarr Story

“Je sais que je ne sais rien”, et il date, mon souvenir de Samson et Dalila réalisé par Cecil B. DeMille…
Ce film confirme donc à la fois mon inculture cinématographique et mon inculture scientifique puisque ce nom de Hedy Lamarr, alias Hedwig Eva Maria Kiesler, ne me dit rien.
L’autre jour Giacometti, aujourd’hui Hedy Lamarr… je regrette de ne pas avoir pris ma retraite plus tôt, à courir les biopics pour découvrir des personnalités dont j’ignorais tout.
je n’avais non plus jamais entendu parler du « saut de fréquence »… Peut-être une leçon de physique que j’ai oubliée ou, plus probablement, que j’ai oublié d’apprendre.

A Georges Brassens qui chantait – « on ne demande pas aux filles d’avoir inventé la poudre » -, et à tous les adeptes du « sois belle et tais-toi », l’actrice démontre, scientifiquement, qu’on peut être belle et, « en même temps », intelligente.

Un documentaire très intéressant, malheureusement distribué en VOST alors que l’essentiel est dans le commentaire et les entretiens qui accompagnent la mise en scène, par elle-même remarquable. Dommage qu’il faille se polariser, le cou tendu vers l’écran, sur des bouts de phrases, souvent mal tronqués, qui défilent trop vite, image après image, au lieu d’écouter le propos en en regardant l’illustration cinématographique.
Je le répète, je vais au cinéma pour voir, et non pas pour lire.

Sous cette réserve, on peut s’extasier devant une telle femme.

Une année polaire

Une année polaire : un film de Samuel Collardey avec Anders Hvidegaard (Anders) dans son propre rôle.

Il faisait si beau à La Ciotat, nous avions passé un après-midi merveilleux après une dégustation d’encornets, sous les parasols et sur une terrasse qui surplombe ce « Golfe d’Amour ».

Sans doute le besoin de nous rafraîchir, malgré un rosé abondamment bu, nous sommes allés troquer le bleu de la mer et du ciel contre le vert blanc polaire du Greenland Groenland.

J’ai découvert à ce propos qu’on le qualifiait d’île d’Amérique du Nord, et qu’il était un « pays constitutif » du Royaume de Danemark, appartenant de ce chef à l’Union Européenne au titre des territoires et pays d’outre-mer.

Dommage que ce documentaire ou docu-fiction, qui affiche la nationalité française (!), soit distribué en VOSTF. Les langues danoises et inuit non seulement n’apportent aucune valeur ajoutée, mais au contraire soustraient le temps mis à lire du plaisir que l’on peut avoir à contempler les paysages. En plus, ces dialectes qui ne nous parlent pas – c’est le cas de le dire – constituent un bruit de fond monotone.

L’Île aux chiens

L’Île aux chiens, un film d’animation de Wes Anderson, en VF avec les voix de Vincent Lindon, Isabelle Huppert, Romain Duris, Louis Garrel, Daniel Auteuil, Léa Seydoux, Mathieu Amalcric et Greta Gerwig.

« Je me sers d’animaux pour instruire les hommes ».

Arthur de Watrigant (L’Incorrect et TV Liberté), commente ce film en  nous renvoyant à La Fontaine :

 « Les fables ne sont pas ce qu’elles semblent être ;
La plus simple animal nous y tient lieu de maître.
Une morale nue apporte de l’ennui :
Le conte fait passer le précepte avec lui ».

Et Anne Brassié, qui anime Perles de culture sur TV Liberté, confirme cette critique très positive en parlant de « fable politique corrosive », destinée à un public d’adultes et d’adolescents de plus de 15 ans.

C’est donc parfaitement sûr de moi, persuadé de passer une excellente soirée, que je me suis rendu à cette projection pour me délecter d’un conte japonais – même si le film est germano-américain – que j’aurais décalqué sur notre propre société occidentale pour en saké saquer les élites politiques.

Je n’avais sans doute pas pris conscience que l’âge ramène à l’état d’enfance et que malgré mes soixante-dix ans, je dois en avoir moins de quinze.

J’ai été littéralement incapable de rentrer dans ce film, avec des voix au casting certes prestigieux mais parfois difficilement audibles, pour ne pas dire que l’accent de la journaliste japono-américaine est presque incompréhensible. J’en suis venu à regretter la VOST !

Bref, malgré l’unanimité des critiques positives, je n’ai rien vu, dans ce long-métrage, de ce qu’il fallait y voir, de ce qui devait m’y plaire, et j’en suis sorti à la fois frustré et vexé.

C’est vrai qu’à quelques exceptions près les films d’animation me laissent souvent sur ma réserve, contrairement à mon épouse et celui-ci ne fait pas exception qui lui a bien plu.

Dois-je à Mitsuhirato d’être personnellement particulièrement réfractaire à la culture japonaise ?
Suis-je particulièrement hermétique à l’imagination du réalisateur ?  Je n’étais, en effet, pas rentré non plus dans son Grand Hôtel de Budapest, dont la critique, là encore, s’accordait et s’accorde à dire que c’était un très bon film .

Sans doute Arthur de Watrigant a raison qui prétend que cette île aux chiens devrait être vue plusieurs fois de suite.