Fourmi

A l’affiche : Fourmi, un film français de Julien Rappeneau, avec André Dussolier (Claude, l’entraineur de football), Maleaume Paquin (Théo alias Fourmi), Cassiopée Mayance (Romane, l’amie de Théo), François Damiens et Ludivine Sagnier (les parents), Laetitia Dosch (l’assistante sociale) et Sébastien Chassagne (le neveu de Claude).

 Le dieu Foot m’insupporte avec ses chapelles, ses messes dominicales et ses grand-messes ;  à considérer les « footeux » s’agenouiller devant leurs postes de télé, je partage – pour une fois – l’opinion de Lénine sur la religion « opium du peuple ». J’étais donc perplexe en allant voir ce long-métrage, mais André Dussolier… et surtout Julien Rappeneau dont – contrairement à certain critique, par ailleurs excellent – j’avais beaucoup aimé Rosalie Blum.

Ce Fourmi est un film magnifique sur l’amour filial – et parental – et la « reconstruction »… une belle leçon d’optimisme dans une société qui se désagrège, un beau conte de fée, mais sans artifice, et malgré son mensonge une morale qui redonne le moral… à faire voir aux adolescents.

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Apollo 13

Apollo 13, un film de 1995, réalisé par Ron Howard, avec Tom Hanks (Jim Lowel, commandant), Bill Paxton (Fred Haise, pilote du LEM), Kevin Bacon (Jack Swigert, pilote du module de commande)) Gary Sinise (Ken Mattingly, pilote du LEM retenu au sol par la rougeole) et Ed Harris (Gene Kranz, directeur de vol de la NASA).

« Autour de la lune »… Je l’ai déjà écrit, sous ce titre le CGR de Châteauroux célèbre le jubilé des premiers pas sur la lune (« un petit pas pour l’homme, un grand bond pour l’humanité ») en projetant cinq films sur la conquête de l’espace. Après Les figures de l’ombre et First Man, que nous avions vu en octobre dernier, c’est le tour (de la lune) d’Apollo 13.

Récapitulons :

  • Apollo 11, 21 juillet 1969, Avec Neil Armstrong et Buzz Aldrin, « on a marché sur la lune », tandis que Michael Collins pilote le module de commande ;
  • Apollo 12, du 14 au 24 novembre 1969, deuxième mission spatiale à se poser sur la lune, avec Peter Conrad, Alan Bean et Richard Gordon ;
  • Apollo 13, du 11 au 17 avril 1970, troisième mission spatiale qui devait amener son équipage à la surface de la lune…

La fiction nous fait revivre de façon passionnante et stressante l’histoire de cet « échec réussi », à bord de l’Odyssey (module de commande) et de l’Aquarius, qui n’était pas un navire affrété par une ONG pour le trafic d’êtres humains mais le LEM (Lunar Excursion Module) destiné à alunir.

Pour mémoire, 4 autres missions (Apollo 14 à 17 en décembre 1972) permirent à 8 autres astronautes de fouler le sol lunaire, à la suite de quoi la National Aeronautics and Space Administration a cessé ces missions en jugeant leur coût trop important.

Les Plus Belles Années d’une vie

A l’affiche : Les Plus Belles Années d’une vie, un film de Claude Lelouch, avec Jean-Louis Trintignant et Anouk Aimée (Jean-Louis Duroc et Anne Gauthier).

7 juin : 72 ans ! Que voir d’autre, le jour de son anniversaire, que Les plus belles années d’une vie ?
Vraiment François Pic a raison sur TV Liberté, « Lelouch est un très grand réalisateur ».
Fallait oser, 53 ans après son film culte, fallait oser le reprendre avec les mêmes acteurs et réaliser un long-métrage souvenir. Fallait oser aussi, d’ailleurs, pour ces acteurs, se confronter à leur image d’autrefois et se risquer à ce chef-d’œuvre.

Je découvre, néanmoins, que Lelouch récidive, mais je n’ai aucun souvenir de l’opus de 1986 : Un homme et une femme : Vingt ans déjà.

En revanche j’ai la nostalgie de l’homme et une femme de ma vingtième année.

Contrairement à certain qui l’a dénigré, et qui se reconnaîtra, je ne réduis pas ce scénario à la seule scène (pourtant exaltante) d’un homme au volant de son véhicule, en pleine nuit, derrière ses essuie-glaces…

Disons-le tout net, il faut avoir vu, et aimé, le premier volet de la trilogie pour apprécier le troisième.
Sous cette condition, ces plus belles années sont magnifiques.

Mais vous êtes fous

A l’affiche : Mais vous êtes fous, un film d’Audrey Diwan, avec Pio Marmaï (Roman), Céline Sallette (Camille), Jean-Marie Winling et Carole Franck (les parents de Camille).

« Notre pays mon bon monsieur … »
On se souvient du « Secret de Maître Cornille » dans les Lettres de mon moulin, secret que nous raconte Francet Mamaï.
La consonnance des patronymes me fait toujours penser à ce « vieux joueur de fifre » quand je lis au casting celui de Pio Marmaï…  Mais,  c’est une autre musique et un autre secret que nous fait vivre l’acteur dans un film dramatique, véritablement  excellent : Mais vous êtes fous.
Le titre me paraît stupide pour une histoire vraie – paraît-il – qui relève à la fois du thriller et du roman d’amour, où l’on découvre à nouveau que la vie n’est pas un long fleuve tranquille.
je n’en dirai rien de plus  sauf qu’il peut mettre en garde certains bobos et leur servir d’avertissement…

L’Adieu à la nuit

Art et Essai : L’Adieu à la nuit, un film d’André Téchiné, avec Catherine Deneuve et Kacey Mottet Klein (Muriel et Alex, la grand-mère et son petit-fils) ainsi que Oulaya Amamra (Lila).

L’Adieu à la nuit . Même si je n’étais pas un fan de Johnny Hallyday  j’appartiens plutôt à la génération Retiens la nuit…. mais  ça n’a rien à voir…
Dire Adieu à la nuit, nous y sommes allés presque par hasard, car cela fait longtemps que nous n’avions pas vu un bon film avec Catherine Deneuve.
Il nous a pourtant rappelé Le ciel attendra (2016) et dernièrement Exfiltrés.

Cet Adieu est encore un regard sur une jeunesse « de souche » qui va rechercher dans l’islam des repères, rejetés un à un par notre société soixante-huitarde, jusqu’à nos clercs de cette époque, même si ceux d’aujourd’hui ont entamé un retour en arrière bien réel.
Ces jeunes prient Allah, recroquevillés sur leurs tapis, quand on ne s’agenouillait plus dans les églises ;
Ils s’interrogent sur le « péché », qui n’existe pas contre les « mécréants », quand on ne croit plus ni à l’Enfer ni au Diable ;
Ils se refusent avant le mariage quand notre société ne prône ce dernier que « pour tous » ou pour les prêtres ;
ils ne fument pas, ils ne boivent pas, ils ne mangent pas de porc quand l’Église n’évoque plus le poisson du vendredi, tandis que  notre société de consommation impose, sous ses pubs, des slogans alimentaires : « consommer avec modération… 5 fruits et légumes par jour… ni trop gras… ni trop sucrés ni trop salés, etc… », au même moment où les Végan pratiquent la violence pour faire la chasse aux bouchers.

Bref, ce Djihad qui recrute, c’est l’Islam conquérant, quand l’Église n’est plus ni « triomphante » ni « militante », se refusant même à tout prosélytisme… et pourtant ces « Radicalisés » nous disent que ce n’est pas avec le vide laïcard que l’on gagnera la guerre que nous font les fidèles de Mahomet, mais précisément c’est au nom des « infidèles », au nom de la Chrétienté qu’il nous faut croiser le fer ou faire croisade.

Le vent de la liberté

A l’affiche : Le vent de la liberté, un film de Michael Bully Herbig.

Je ne l’ai vraiment pas fait exprès, mais il se trouve qu’après deux DVD avec Rithy Pahn dans le Cambodge de Pol Pot, une montgolfière m’a ramené au cinéma en République Démocratique Allemande. Nous y retrouvons la pensée unique (le « politiquement correct ») à laquelle tout le monde a l’obligation d’adhérer, la Stasi qui espionne chacun de nos gestes et de nos propos, les enfants formatés qui dénoncent leurs parents… Bref la liberté interdite aux « ennemis de la liberté ».

Le Mur de Berlin, le « rempart antifasciste » – comme ils l’appelaient – a été construit en 1961, et Mourre comptabilise 79 allemands de l’Est qui furent tués en tentant de le franchir, sans compter ceux qui ont été arrêtés – et sans doute exécutés – en préparant leur évasion…

Un film était déjà sorti, en 1982, La nuit de l’évasion, nous racontant l’histoire des familles Strelzyk et Wetzel qui avaient construit une montgolfière pour passer à l’ouest. Contrairement à mon épouse, je ne crois pas l’avoir vu.

Ce Vent de la liberté est donc un remake sur la persévérance de gens « désespérés » qui bravent tous les dangers pour fuir un enfer socialiste. Cette histoire vraie s’est produite en 1979, dix ans avant la chute du Mur (27 novembre 1989), la réunification de l’Allemagne et l’effondrement de l’Union soviétique (29 décembre 1991)…
De Gaulle avait fait référence – et révérence – au « sens de l’histoire », et notre génération ne croyait pas que ces événements puissent arriver, en tout cas qu’elle les connaîtrait… Comme quoi Maurras avait raison : « Tout désespoir en politique est une sottise absolue ».

On se souvient de Kennedy qui dénonça ce « mur de la honte » : « Ich bin ein berliner » (26 juin 1963).
Je rappellerai aussi Jean-Pax Méfret, le « Chanteur d’Occident , en 1980, dans Véronika :

« A Berlin Est, elle balayait les allées ;
Elle a voulu s’évader ; aujourd’hui il ne reste rien de Veronika…
Un peu de terre, une petite croix de bois
La rose rouge et l’œillet sont fanés près de ce mur droit
de ce mur froid ».

 

Dumbo

A l’affiche : Dumbo, un film américain de Tim Burton, avec Colin Farell (dans le rôle du cow-boy de cirque, dresseur d’éléphants), Eva Green (dans le rôle de la trapéziste), Dany DeVito (dans le rôle du directeur du cirque) et Dumbo (dans le rôle de Dumbo),
adapté du dessin animé (1941) et de l’histoire éponyme écrite par Helen Aberson (1939).

« Tout le monde ou presque connaît le pitch de Dumbo (…) un grand classique dans les années 40 », pouvait-on lire dans le quotidien local…
Eh bien,  j’appartiens au « presque « …
D’abord qu’est-ce qu’un « pitch » ?
Quant à Dumbo, je suis sans doute né trop tard et n’en connais ni le livre ni le dessin animé… Les seuls animaux dont j’ai un petit souvenir sont Babar et Gédéon.

J’ai néanmoins retrouvé mes yeux d’enfant au cirque Medici, d’abord parce que j’aime le cirque, même si en l’occurrence les spectacles finissent en catastrophes, susceptibles d’ailleurs, ainsi que certains stands cauchemardesques du Dreamland Circus, de faire peur aux plus jeunes…
J’aime voir les chapiteaux et les caravanes de cirque qui s’installent dans nos villes et villages ;
J’aime les orchestres et la musique de cirque qui, hélas !, ont maintenant disparu ;
Je ris toujours aux numéros de clowns ;
J’aime enfin les dompteurs et les animaux, les bêtes sauvages apprivoisées qui sont l’ADN du Cirque avec un grand C, et je regrette sur ce sujet le tribut politiquement correct de la fin du scénario qui prône de les sortir des cages pour les remettre dans la nature…

Sous cette réserve, Dumbo est un long-métrage magnifique où mener nos enfants et petits-enfants.

« Le cirque a posé
Son chapeau pointu
Sur la place publique.
Il s’en échappe les grelots
De rires mêlés de musique ».
(Les Frères Jacques)