The House that Jack built

Art et Essai : The House that Jack built, un film danois de Lars von Trier, avec Matt Dillon (Jack), Bruno Ganz (Verge), Riley Keough (Simple) et Uma Thurman (femme n°1).

En racontant l’histoire d’un architecte qui construit sa maison,  Lars von Trier aborde la psychologie d’un serial killer.
A vrai dire,  je n’ai pas compris le lien entre l’un et l’autre,  et cette fiction m’a paru, surtout, comme un film d’horreur d’une grande violence, à déconseiller aux âmes sensibles… et aux autres.
J’ai néanmoins ri devant la folie et l’outrance de Jack et, contrairement à mon épouse, j’ai passé une bonne soirée.

 

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Carmen

Opéra filmé : Carmen, de Bizet, mis en scène à l’Opéra National de Paris,  par Calixto Bieito, avec Elina Garança (Carmen), Roberto Alagna (Don José), Maria Agresta (Micaëlla) et Ilda Abdrazakov (Escamillo).

Disons-le tout net, je ne suis pas mélomane et l’opéra m’est étranger. Mais Carmen, c’est « l’amour (…) enfant de Bohème » et aussi « Toréador »…des musiques qui résonnent dans ma tête. C’est donc avec enthousiasme que je me suis rendu dans l’arène… Ollé !

Je le regrette, mais au-delà des airs que je viens de citer et, peut-être, un ou deux autres… Je ne suis pas emballé par les mélodies de ces « je t’aime – moi non plus » qui s’éternisent tout au long de ces 3 heures de spectacle… Et sans doute celui-ci a-t-il été desservi par une réalisation à l’américaine, dans un décor à la West side story, sans même les ballets, sans flamenco, véritablement vulgaire avec même une scène qui frise l’exhibitionnisme.

J’ai surtout été très choqué par une Carmen blondasse plus proche des récentes productions de Catherine Deneuve que d’une jolie gitane capable de me faire fantasmer.

Bizet était certainement un grand compositeur pour survivre à une telle mise en scène.

 

Mia et le Lion Blanc

Mia et le Lion Blanc, un film français de Gilles de Maistre, avec Daniah De Villiers (Mia), Mélanie Laurent et Langley Kirkwood (ses parents)

« Le monde sera merveilleux tant qu’il y aura des hommes capables de s’émerveiller »… selon les propos que, d’après Yvan Audouard, la Sainte Vierge aurait tenu au ravi de la crèche.

C’est en effet avec un soupir de soulagement que je suis sorti émerveillé de cette séance de cinéma après mes déconvenues devant la plupart des films pour enfants…

Enfin une vraie aventure, sans explosions, sans bruits intempestifs, sans effets spéciaux, et même sans trucage puisqu’il paraît que le tournage a duré trois ans permettant à l’actrice d’apprivoiser le lionceau et de nouer une véritable relation d’amitié.

Le message écolo est affirmé qui dénonce le trafic de lions que l’on élève dans des « fermes » pour les vendre à des chasseurs de trophées… Je partage cette écologie-là qui oppose le respect de la création au veau d’or.

Peut-être attendais-je davantage de photos de faune sauvage… mais cette fois-ci avec plaisir j’y emmènerais mes petits-enfants qui ont dépassé l’âge de raison.

Rémi sans famille

A l’affiche : Rémi sans famille, un film français d’Antoine Blossier, avec Daniel Auteuil (Signor Vitalis), Maleaume Paquin (Rémi), Virginie Ledoyen (Mme Harper), Ludivine Sagnier (Barberin), Jacques Perrin (Rémi âgé),
adapté du roman d’Hector Malot, Sans famille.

Rémi sans famille, un film à voir… en famille.

Je me rappelais avoir bien aimé le livre lu à mon enfance… mais j’avais complètement oublié l’intrigue et les personnages dont mon épouse égrenait les noms avant d’entrer dans la salle, à commencer par Capi (elle a toujours aimé les chiens) ; le seul qu’elle avait oublié, c’est Joli-Cœur (sans doute, parce que j’ai pris sa place !).

J’ai donc non pas redécouvert cette histoire, mais plus simplement découvert car elle n’a éveillé en moi aucun souvenir…

A vrai dire, elle m’a même plutôt déçu par rapport à l’idée que je m’en faisais, et l’émotion que j’en éprouvais. J’ai notamment trouvé Daniel Auteuil médiocre avec sa barbe postiche (ce n’est pas l’avis de mon épouse).

Le seul intérêt de cette fiction est dans l’actualité et le respect que l’on doit à Vitalis, ancien violoniste de réputation internationale, qui refuse de se faire reconnaître et se camoufle en saltimbanque tant il se sent coupable de l’incendie de sa maison où périrent sa femme et son fils. J’ai pensé à certain chanteur qui n’a pas eu de tels scrupules avec le noir désir de remonter sur scène après avoir violenté sa compagne jusqu’à la mort…

J’émets le vœu que ce film incite les enfants à lire Hector Malot.

Robin des bois

A l’affiche : Robin des bois, un film américain d’ Otto Bathurst, avec Taron Egerton (Robin de Loxley), Eve Hewson (Marianne), Ben Mendelsohn (sheriff of Nottingham), Jamie Foxx (Jean), Tim Minchin (Frère Tuck).

Robin des bois, qui vole aux riches pour donner aux pauvres… qu’un Melanchoniste pourrait qualifier d’anti Macron, celui qui vole aux pauvres pour donner aux  riches…
Pour ma part, je considère que Macron vole tout le monde pour donner aux envahisseurs…
et, précisément, cette version originale de Robin des bois m’a amusé par son actualité brûlante :
• La trahison des élites qui financent les Maures que combattent les Croisés ;
• Avec, pour ce faire, le « fiscalisme », le racket fiscal qui va jusqu’au péage urbain ;
• Et, aussi, la corruption de ceux qui prétendent représenter le peuple, dont l’unique conviction est la volonté de prendre le pouvoir ;
• Et enfin, la colère et la révolte populaire, et la violence inéluctable qui l’accompagne.

J’ai regretté de ne pas avoir mis mon gilet jaune pour aller voir ce film.

En liberté

A l’affiche : En liberté, un film de Pierre Salvadori, avec Adèle Haenel, Audrey Tautou et Pio Marmai.

Ce n’est certainement pas un « bon film » , mais il est plaisant et j’ai passé un bon moment avec ses trois actrices merveilleuses,  à savoir
La… Adèle Haenel,
La… Audrey Tautou
et
La… Ciotat…

« Oui, mais j’habite à La Ciotat avec la mer et les bateaux » (Moussu Te Lei Jovents)

Mamma mia ! Here we go again

Mamma mia ! Here we go again : un film américain de Ol Parker, avec Meryl Streep.

Autant j’aime la bonne chanson française, autant je ne suis pas fan des étrangères que je suis incapable de fredonner moi-même… Seules peuvent ressortir du lot certaines mélodies, certains rythmes et, maintenant, une certaine nostalgie.
Le groupe Abba avait, en son temps, produit quelques musiques que j’avais pu entendre avec plaisir…

Je n’ai jamais vu la comédie musicale éponyme, et j’ai regardé le premier Mamma mia en DVD seulement lundi dernier. Parmi les dizaines de titres repris par ces deux long-métrages je n’en ai reconnu que quelques-uns… C’est dire si je suis peu amateur.

Un beau spectacle, dans un beau paysage, avec de belles chorégraphies, que mon épouse, bien meilleure connaisseuse que moi, a beaucoup aimé.

Heureusement les filles étaient jolies.