Mjolk, la guerre du lait

Arts & Ciné : Mjolk, la guerre du lait : un film islandais (VOSTF) de Grimur Hakornason, avec Arndis Hrönn Egilsdôttir (Inga).

 J’allais au (petit) lycée, à Paris, quand Mendès-France me fit la « vacherie » de m’obliger à boire chaque jour un grand bol de lait à la cantine… C’est sans doute de cette époque que remonte mon antisocialisme primaire. Mais c’est d’une toute autre guerre du lait que parle ce film, celle de la corruption et plus généralement de la ruine des paysans forcés de s’endetter jusqu’à la mise sous tutelle, la faillite et le suicide. Ça se passe en Islande, mais c’est vrai en France aussi où un agriculteur se suicide tous les deux jours.

On assiste d’ailleurs aujourd’hui dans nos campagnes à une nouvelle corruption, diligentée par l’Union européenne, la Macronie et les édiles locaux, à savoir la corruption qu’exerce la mafia des promoteurs d’éoliennes qui versent quelques milliers d’euros dans les budgets des collectivités locales et dans les poches d’exploitants agricoles pour bourrer leurs terres de milliers de tonnes de béton et travestir nos paysages en décors de guerre des étoiles. « Ils nous vendront les cordes pour les pendre » disait Lénine qui, sur ce point – une fois n’est pas coutume – n’avait pas tort.

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Moonwalkers

Moonwalkers, un film de 2016 réalisé par Antoine Bardou-Jacquet, avec Rupert Grint et Ron Pertman.

First Man, Les Figures de l’ombre, Apollo 13… et maintenant Moonwalkers, un 4ème film lunaire à l’affiche du CGR de Châteauroux pour célébrer le cinquantenaire des premiers pas de Neil Armstrong.

Apollo 13, exploit américain ou « fake news » ?
On peut lire sur internet, et Youtube publie des vidéos sur la théorie du complot selon laquelle nous aurions été victimes d’une mystification… Les Américains ne seraient jamais allés sur la lune et les images vues à la télévision auraient été tournées en studio…

C’est le sujet de cette comédie, déjantée et particulièrement violente, qui, en cas d’échec d’Apollo 13, met en scène un plan B avec un vrai-faux film, d’abord à destination des Russes, pour faire croire au succès américain (« America first »). Faute de marcher sur la lune, on allait faire marcher les gens en diffusant des photos d’un alunissage qui aurait marché…

Non, ce n’est pas un « bon film », et d’abord trop long (plus d’1h3/4), mais on rit devant ce duo de Laurel et Hardy et cette caricature grotesque de la conquête spatiale.

Un havre de paix

Art et Essai : Un havre de paix, un film israélien (VOST) de Yona Rozenkier, avec Yona Rozenkier, Yoel Rozenkier, Micha Rozenkier (les 3 frères Itaï, Yoav et Avishai) et Claudia Dulitchi (la mère).

Un havre de paix, et effectivement nous ne pouvions pas nous disputer avec nos voisins… nous étions seuls dans la salle, ou presque puisqu’il paraît qu’il y avait quelqu’un dans les tribunes…

Un havre de paix… plutôt un havre d’ennui car si le film résonne de la guerre israélo-libanaise, le réalisateur veut nous raconter un drame familial – qu’il a plus ou moins vécu personnellement – entre trois frères dans un kibboutz à la mort du père. On passe son temps à lire des dialogues qui défilent à toute vitesse sans que cette VOST n’apporte la moindre valeur ajoutée.

Le critique avait pourtant bien prévenu : « Honnêtement on se demande ce qu’on fout là pendant un petit quart d’heure » et il avait surenchéri : « on met un bon quart d’heure à entrer dedans ». Pour moi le « quart d’heure » a duré une heure et demie… la durée du film. Je n’ai jamais pu entrer dans ce long-métrage.

Je n’en dirai pas plus car, sur ce sujet, on devient vite « border-line » – comme on dit maintenant -, surtout au moment où la liberté d’expression subit une nouvelle morsure avec le vote en cours de la proposition de loi du député Laetitia Avia « visant à lutter contre la haine sur internet ».

Pour éviter toute condamnation, je me dépêche d’ailleurs de mentionner la distinction et le charme de la mère qu’il faut mettre au crédit de la réalisation… En outre mon épouse est moins sévère que moi qui n’est pas allergique à la VOST.

Piranhas

Art et Essai : Piranhas, un film italien de Claudio Giovannesi, avec Francesco Di Napoli.

Piranhas : Non, il ne s’agit pas de ces poissons carnivores qui agressèrent Tintin quand les deux bandits Ramon Bada et Alonzo Perez le jetèrent dans le fleuve Badurayal, en République de San Theodoros.
Ces Piranhas – là sont une bande de jeunes napolitains (de souche) qui se livrent aux guerres mafieuses de la ville pour le trafic de drogue.
Inspirée de faits réels, cette fiction reste néanmoins confuse et sans intérêt… J’aurais mieux fait de relire L’Oreille cassée.

 

Van Gogh et le Japon

Exposition sur grand écran : Van Gogh et le Japon, un film britannique de David Bickerstaff.

Je ne décolère pas. Le producteur affirme sa « volonté de rendre l’art et les artistes accessibles au plus grand nombre » et il poursuit : « vous savourerez la chance de poser un œil neuf sur le travail d’un artiste (…) l’art est pour tout le monde ».
Je regrette personnellement de n’avoir aucune culture et aucun sens artistique, et je me réjouis donc de toute initiative du type « l’art et les artistes pour les nuls »… encore faut-il que la réalisation ne tombe pas à côté de la palette.
Je n’ai pas pu « poser un œil neuf (ni vieux) sur le travail de l’artiste », je n’ai rien vu des tableaux et des photos(sans doute magnifiques) qui ont défilé devant moi durant 1H30… j’ai passé mon temps à poursuivre – et c’est le verbe idoine – la lecture du sous-titrage (ultra rapide et en blanc !) de la logorrhée des différents intervenants… un bavardage qui prend trop de temps et trop d’espace pour qu’il en reste quelque chose !

Sans doute est-ce le distributeur – Seventh Art – qui est responsable…  S’est-il jamais mis à la place du spectateur moyen qui veut voir au cinéma tandis qu’il prend un livre pour lire.

C’est donc avec une grande déception que je ne recommande pas (sauf aux anglophones) ce documentaire, alors que j’avais été subjugué en 2017 par le film d’animation La passion Van Gogh.

Parasite

Art & Ciné : Parasite, un film sud-coréen de Bong Joo, avec Lee Sun-Kyun, Cho Yeo-jeong et Jung Ziso (M et Mme Park et leur fille Da-Hye), Song Kang-ho et Choi Woo-sik (Ki-Taek et son fils Ki-Woo).
Palme d’or au festival de Cannes 2019.

Même si ce film n’est évidemment pas à voir « en famille », il me rappelle le japonais Une affaire de famille qui, coïncidence (?), a obtenu, lui aussi, l’an dernier, la palme d’or. Sur quels critères accorde-t-on cette distinction ?
Le début est amusant, la suite est grotesque et la fin caricaturale relève du Petit meurtre entre amis ou Massacre à la tronçonneuse.
Trop violent pour une « bonne soirée », ce thriller quasi d’épouvante ne réussit pourtant pas à être véritablement angoissant.
Accordons lui peut-être, en filigrane, une certaine morale : ne pas trop tirer sur la corde, user sans abuser, ne pas tuer la poule aux œufs d’or… ce sont les vertus cardinales de prudence et de tempérance.
Mon épouse est plus élogieuse que moi.

Soyez sympas, rembobinez

Art et essai  : Soyez sympas, rembobinez,  un film américain de Michel Gondry, avec Jack Black (Jerry) et Mos Def (Mike).

Savez-vous ce qu’est le « suédage » et un film « suédé » ?
Je l’ai appris avec Soyez sympas, rembobinez.
Jerry et Mike font croire qu’il s’agit de films venant de Suède, d’où des délais d’approvisionnement particulièrement longs. En fait, il s’agit de remakes réalisés par des amateurs avec des moyens – précisément – d’amateurs, des films revisités en low cost et, en l’occurrence, de l’arnaque.
La première partie est longue et confuse, mais on s’amuse des caricatures cinématographiques qui suivent.
Néanmoins, pour apprécier véritablement ce long-métrage il faut certainement être un véritable cinéphile, et avoir une culture suffisante…
Ce n’est, dans ce 7ème art comme dans les 6 autres, hélas pas mon cas.