Nous finirons ensemble

A l’affiche : Nous finirons ensemble, un film de Guillaume Canet, avec François Cluzet, Marion Cotillard, Gilles Lellouche, Laurent Lafitte, Benoît Magimel, Valérie Bonneton, José Garcia et Jean Dujardin.

Nous finirons ensemble… Espérons en tout cas que c’est la fin des Petits mouchoirs… Je me rappelais que ce premier film finissait de façon grotesque, à la « embrassons-nous Folleville », et je viens de retrouver dans mes notes que je ne le conseillais pas…

Pourtant, au vu de la bande-annonce avec François Cluzet, nous nous sommes laissés tenter par ces « petites mouchoirs – le retour » ou « huit ans après »…

Malheureusement, si François Cluzet est incontestablement un bon acteur, je ne suis en revanche pas du tout convaincu par le réalisateur Guillaume Canet… J’ai peu de souvenir de son blood Ties, mais son Rock’n Roll de 2017 et ce Nous finirons ensemble peuvent, selon moi, effectivement finir ensemble… au cimetière des navets, pour ne pas dire à la poubelle, avec notamment sa banalisation des couples de même sexe…

Dommage, il y a quelques bonnes scènes tristement réalistes comme ces adolescents rivés sur leurs Smartphones… et l’idée aurait pu être amusante de ce sexagénaire qui ne veut pas qu’on lui souhaite son anniversaire… En tout cas j’en suis sûr, si Dieu par bonheur me prête encore vie, je n’irai quand même pas fêter ses 70 ans.

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La lutte des classes

A l’affiche : La lutte des classes, un film français de Michel Leclerc, avec Édouard Baer, Leila Bekhti et Tom Lévy (les parents Paul et Sofia du petit Corentin).

La lutte des classes… Mais quelle idée d’aller voir un tel film ?
Le titre m’avait rebuté, et le synopsis n’avait rien d’attirant, mais on peut tout se permettre quand on a le plaisir de voir le patron Secrétaire général de la CGT exfiltré de son défilé du 1er mai ;
on peut tout se permettre quand on voit les syndicats relégués en fin de cortège et leur  « fête… volée » par les Gilets jaunes, même si à force de hurler à la récupération ceux-ci ont finalement été rougis et noircis par l’extrême gauche et les Blacks Blocs…
On peut tout se permettre quand le Gouvernement qui a institué la Fête du Travail est banni de l’Histoire de France…
En outre, de façon inattendue, j’ai entendu sur ce film une critique très positive qui, aujourd’hui, me rend songeur…

Certes il y a des scènes plaisantes, des répliques d’anthologie comme la « rupture du pacte républicain » que constitue l’inscription des enfants dans une école privée ;
certes il y a des dénonciations bienvenues comme ces bobos qui trichent sur leur adresse pour fuir la carte scolaire ;
certes il y a le constat du Grand Remplacement, même si l’expression n’est évidemment pas utilisée, quand Corentin se retrouve « le seul Blanc de sa classe ».
N’est-ce pas Emmanuel Valls qui, dans une brocante à Evry, réclamait « quelques Blancs, quelques Whites, quelques blancos » ?

Oui cette comédie affiche quelques vérités… Elle n’en reste pas moins une œuvre de propagande sur le « vivre ensemble » quand elle se conclut sur la « de souche » voilée qui assume, l’avocate maghrébine qui a raison contre son compagnon gauchiste mais « fâchiste », et enfin ce petit Corentin bien intégré dans son école…

Permettez-moi de ne pas croire en cette fin bisounours…  Tout cela se terminera dans les larmes et le sang comme pour les chrétiens d’Orient.

Simetierre

A l’affiche : Simetierre, un film américain de Kevin Kölsch & Dennis Widmyer,
avec Jason Clarke, Amy Seimetz et Jeté Laurence (les parents et leur fille, Louis, Rachel et Ellie Creed), ainsi que John Lithgow (le voisin, Jud Crandall) ;
remake d’un film, portant le même nom, de Mary Lambert (1989) et adapté d’un roman éponyme de Stephen King (1983).

Je n’ai jamais rien lu de Stephen King, contrairement à mon épouse et surtout l’une de mes filles. C’était donc une bonne occasion de faire connaissance avec cet auteur de thriller, d’autant plus que c’est un genre que nous aimons bien au cinéma.

En outre, ce 15 avril était l’anniversaire de mon épouse à la charnière de deux dizaines… Plutôt le célébrer dans une salle obscure et au resto, que de rester planté devant notre télé à écouter la « sangsue qui suce le sang du peuple » pour reprendre l’expression de Jean Anouilh dans La belle vie.

D’un vampire à l’autre, j’ai presque regretté mon choix et notre dîner a failli mal passer devant ce film d’épouvante…
Reconnaissons que les réalisateurs ont su, surtout en 1ère partie, me plonger dans l’angoisse à telle enseigne que j’avais hâte d’être à la fin du film… Admettons que cette montée d’adrénaline soit l’intérêt de ce scénario ultra violent et farfelu, sauf l’idée diabolique d’un apprenti sorcier qui, ne croyant pas en l’Au-delà,  fait revivre les morts sur terre.

Ce même soir, le Diable, hélas, ne faisait pas du cinéma, ni au Simetierre (pourquoi cette faute, d’ailleurs soulignée par la petite Ellie ?), ni à la télévision où « Jupiter » a renoncé d’aller… Non, ce 15 avril 2019, le Diable était bien réel s’efforçant de détruire dans ses flammes la cathédrale Notre-Dame de Paris.

 

Qui m’aime me suive

A l’affiche : Qui m’aime me suive, un film français de José Alcala, avec Daniel Auteuil, Catherine Frot, Bernard Le Coq (les époux et l’amant) et Anne Benoît (Rosine).

Qui m’aime me suive,  évidemment… mais ailleurs qu’ à ce mauvais vaudeville dont les seuls bons moments sont dans la bande-annonce. Tout le reste est plutôt nul, avec tous les clichés de notre époque que je me garde de citer pour ne pas tomber sous le coup de la loi. Le « clou » étant à nouveau le mariage d’une jeune femme, en robe blanche, enceinte, avec… une autre femme…
On en a marre de cette promotion de l’homosexualité, du mariage pour tous, de la PMA et de la GPA !
Dommage, car Daniel Auteuil joue particulièrement bien, ainsi que Catherine Frot dans certaines scènes… (Bernard Le Coq a beau être né au Blanc dans mon département de l’Indre, sa prestation est sans intérêt). Dommage encore parce que les photos sont jolies avec de beaux paysages de l’Hérault où j’ai aperçu une seule éolienne (mais quand-même une !).
Le scénario, malheureusement, qui aurait pu être poignant, d’un vieux couple qui se déchire, vire à la caricature et au grotesque.
Pourquoi ce titre, d’ailleurs, qui ne correspond pas à grand-chose ?  Est-ce un appel désespéré d’un réalisateur face à sa médiocrité ?

Qu’est-ce qu’on a encore fait au bon Dieu ?

A l’affiche : Qu’est-ce qu’on a encore fait au bon Dieu ?, un film de Philippe de Chauveron, avec Christian Clavier et Chantal Luby (M et Mme Verneuil), et Pascal Nzonzi (Koffi, le père).

A l’heure du Grand Remplacement, le « vivre ensemble » ne me fait pas rire et, ayant à peine souri à quelques scènes du premier, j’avais décidé de ne pas aller voir le tome II.
Qu’est-ce que j’ai fait au Bon Dieu pour avoir si peu de volonté ? Je ne dénoncerai pas le blog sur lequel j’ai lu que cet « encore » était « plus amusant que le précédent ». Bref, j’ai succombé…
Je mentirais si j’écrivais que je n’ai pas ri. Si, j’ai ri quand Verneuil marmonne « qu’on peut encore constater », mais c’était déjà dans la bande annonce.
J’ai surtout éclaté de rire devant la syncope du père Koffi même si celle-ci était « téléphonée ». J’ai pu sourire à quelques autres moments,  mais tout cela ne fait quand-même pas une bonne comédie, et la première partie reste assez plate.

En outre et surtout je ne supporte pas la banalisation du mariage pour tous.
Non, je n’ai pas envie d’en rigoler et cette seule scène suffit à me faire regretter d’être allé voir ce film ; quant à la fin bisounours, elle « pue » trop le politiquement correct et la propagande… mais, ne soyons pas naïf, le filon est bon, qui doit, de plus, être largement subventionné… Nous aurons droit dans quelques années au « Les Verneuil, le retour » ou « Qu’est-ce qu’on continue de faire au bon Dieu ? »

 

La Favorite

A l’affiche : La Favorite, un film de Yorgos Lanthimos, avec Olivia Colman (la Reine Anne), Rachel Weisz (Lady Sarah), Emma Stone (Abigail Hill).

Un film pervers avec des personnages pervers, un spectacle pas recommandable aux dialogues crus et scabreux.
Certains me reprochent ma « bonne soirée » avec Ma Loute… Je crains des désabonnements avec ce « bon film ».

On peut jeter en effet deux regards sur cette production. Elle répond sans doute, de la part du réalisateur, au désir de fric facile en salissant la dernière des Stuart, la reine Anne d’Angleterre (1702-1714), malade de la goutte, flirtant avec la folie (mais peut-être pas que…), sujette à des caprices et des accès de colère, qui laisse le gouvernement du royaume à ses deux confidentes successives, « gardiennes de la bourse privée », avec lesquelles elle entretient des relations lesbiennes.
Je préfère occulter cet aspect nauséabond de la réalisation pour m’intéresser à la guerre de succession d’Espagne que mène contre la France de Louis XIV, le royaume d’Angleterre, dont l’armée est commandée par le duc de Malborough (Malbrough  s’en va-t-en guerre, mironton, tonton, mirontaine).
À Londres, auprès de la Reine, la duchesse de Malborough, Sarah Churchill (ancêtre de Winston, née Jennings) intrigue avec les Whigs mais aussi Godolphin, le chef des Tories, pour lever des impôts nécessaires à la poursuite de la guerre… jusqu’à ce que sa cousine Abigail, qui est aussi parente et alliée d’Harley, autre dirigeant des Tories, partisan de la paix, ne prenne sa place.
C’est l’évolution contrastée de ces deux favorites, cousines ennemies, que raconte ce film…
Certes, ça conforte l’air du temps présent, mais est-il historique ďen faire des g… ? Même s’il semble, qu’historiquement, la première en ait accusé la seconde…

Un peuple et son roi

A l’affiche, Un peuple et son roi de Pierre Schoeller, avec Laurent Lafitte (Louis XVI), Louis Garrel (Robespierre), Denis Lavant (Marat), Niels Schneider (Saint-Just), Olivier Gourmet (L’Oncle), Adèle Haenel (Françoise) et Gaspard Ulliel (Basile).

Un peuple et son roi, c’est un film d’ambiance (et quelle ambiance !) mais ce n’est qu’un film d’ambiance…
Certes la hargne révolutionnaire, particulièrement des femmes, est bien rendue ; certes  l’opposition est bien soulignée des jusqu’auboutistes face à ceux qui proclament la nécessité de savoir arrêter une révolution ; certes La Fayette n’est pas épargné qui, contrairement à Louis XVI, fait tirer sur la foule (il aura des successeurs) ; certes la schizophrénie de Robespierre est pointée du doigt qui, comme les épurateurs de toutes les époques, est contre la peine de mort sauf pour ses adversaires ; certes la trahison du franc-maçon Philippe Égalité, cousin du Roi, est affirmée (le film ne montre pas qu’il sera lui-même guillotiné) ; certes on a le cœur serré et les larmes aux yeux au roulement de tambour de l’exécution du roi…
Nous avons néanmoins été très déçus par ce film qui aurait pu être un bon mémento historique alors qu’il est au contraire particulièrement confus et décousu. La mise en scène,  notamment, d’Olivier Gourmet est globalement sans intérêt.

Bref, je ne regrette pas d’avoir vu ce film, mais je ne le recommande pas.
Vive le Roi, quand même ! et A bas la Révolution.