Dans les bois

Art et Essai : Dans les bois, un film lituanien (2017) de Mindaugas Survila.

Promenons-nous dans les bois
Pendant qu’le loup n’y est pas
Si le loup y était
Il nous mangerait

Eh bien, précisément, il y est, et d’autres animaux, reptiles et insectes, pas plus sympathiques… Réjouissons-nous donc d’être dans une salle obscure pour une promenade virtuelle plutôt que dans la vraie vie !

Encore un film animalier en VO qui me fait regretter le sous-titrage (l’absence de STF) ou encore de n’être pas la jeune turque Sibel qui parlait le langage des oiseaux…

Je le déplore d’autant plus que ce documentaire se caractérise par l’absence de commentaires… aucune présentation ne nous est faite de ces différentes bestioles que l’on n’a pas l’habitude de rencontrer, pour la plupart,   dans les forêts du Berry. Ce manque d’informations est d’autant plus stupide que ce petit long-métrage est présenté dans un programme « Jeune public » à partir de 6 ans.

Dommage, enfin, car avec un minimum d’informations ce périple d’une heure dans une vieille forêt de Lituanie, au bord de la Baltique, aurait pu être intéressant.

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Mon inconnue

Art et Essai : Mon inconnue, un film de Hugo Gélin, avec François Civil et Joséphine Japy.

Mon inconnue… Je ne suis pas rentré dedans… Évidemment je le regrette car cette inconnue est jolie et j’aurais aimé la connaître…
Je reconnais pourtant qu’il y a de belles photos et de la belle musique mais, pour moi, la « mayonnaise » n’a pas pris… mon épouse,  naturellement meilleure cuisinière, a trouvé cette réalisation à son goût, et j’ai été étonné de l’entendre rire à certaines répliques.. Est-elle à ce point ma méconnue ?
Tout cela me fait penser, paradoxalement, au Tourbillon de la vie de Jeanne Moreau : on s’est connu, on s’est reconnu

 

Santiago, Italia

Santiago, Italia : un documentaire militant, mélangeant interviews, images d’archives et fiction, sur la « dictature sanglante » du général Pinochet après le « paradis démocratique chilien » de Salvador Allende…

N’étant pas chilien, et ayant seulement de vagues souvenirs de cette histoire vieille de 45 ans, je me garde bien de prendre parti…
Mais quand même !

En 1973, le communisme « totalitarise » une grande partie du monde ; nous sommes en pleine guerre froide ; il y a 11 ans que la crise de Cuba a mené les deux blocs au bord de la guerre nucléaire (1962) ; les Américains abandonnent le Vietnam ; en Europe il y a 17 ans (1956) que les chars russes écrasaient l’insurrection de Budapest, il y a 12 ans que le mur de Berlin a été construit (1961), il y a 5 ans que l’invasion soviétique a réprimé le Printemps de Prague (1968). Les partis communistes font plus de 20 % des voix en France et avoisinent les 30 % en Italie.

Ce sont, sans doute, ces éléments là dont le réalisateur ne dit rien, et qu’il faut pourtant avoir en tête en regardant ce film à charge contre le général Pinochet.

 Le président Salvador Allende, marxiste et ami personnel de Fidel Castro, forma un gouvernement avec les communistes, les socialistes et autres radicaux et chrétiens d’extrême gauche. Il voulait faire du Chili un État socialiste mais, avec une crise économique, il se heurta à l’agitation des ménagères, des commerçants, des transporteurs routiers, etc… Il fut renversé, le 11 septembre 1973, par un putsch militaire commandé par le général Pinochet, commandant en chef des forces armées, nommé, précisément, par son gouvernement.

Le général Pinochet, selon Mourre, voulut « extirper complètement le marxisme du Chili (…) (et) procéda à une sanglante répression » mais il obtint des résultats économiques tels que l’on parla de « miracle chilien ». il gagna, à plus de 65 % des voix, en 1980, un référendum constitutionnel, jusqu’à ce qu’une nouvelle crise économique lui fasse perdre, avec seulement 44 % des suffrages, le plébiscite de 1988. Il resta, sous le mandat de son successeur, commandant en chef de l’armée de terre jusqu’en 1997.

Alors ! Il est facile de crier à la « paille » des milliers de morts du général Pinochet quand on ne dit jamais rien de la « poutre » des cent millions de morts du communisme.

Quand donc un cinéma Art et Essai programmera-t-il le documentaire réalisé par Bernard Antony 100 ans de crimes communistes ?

Qui m’aime me suive

A l’affiche : Qui m’aime me suive, un film français de José Alcala, avec Daniel Auteuil, Catherine Frot, Bernard Le Coq (les époux et l’amant) et Anne Benoît (Rosine).

Qui m’aime me suive,  évidemment… mais ailleurs qu’ à ce mauvais vaudeville dont les seuls bons moments sont dans la bande-annonce. Tout le reste est plutôt nul, avec tous les clichés de notre époque que je me garde de citer pour ne pas tomber sous le coup de la loi. Le « clou » étant à nouveau le mariage d’une jeune femme, en robe blanche, enceinte, avec… une autre femme…
On en a marre de cette promotion de l’homosexualité, du mariage pour tous, de la PMA et de la GPA !
Dommage, car Daniel Auteuil joue particulièrement bien, ainsi que Catherine Frot dans certaines scènes… (Bernard Le Coq a beau être né au Blanc dans mon département de l’Indre, sa prestation est sans intérêt). Dommage encore parce que les photos sont jolies avec de beaux paysages de l’Hérault où j’ai aperçu une seule éolienne (mais quand-même une !).
Le scénario, malheureusement, qui aurait pu être poignant, d’un vieux couple qui se déchire, vire à la caricature et au grotesque.
Pourquoi ce titre, d’ailleurs, qui ne correspond pas à grand-chose ?  Est-ce un appel désespéré d’un réalisateur face à sa médiocrité ?

Dumbo

A l’affiche : Dumbo, un film américain de Tim Burton, avec Colin Farell (dans le rôle du cow-boy de cirque, dresseur d’éléphants), Eva Green (dans le rôle de la trapéziste), Dany DeVito (dans le rôle du directeur du cirque) et Dumbo (dans le rôle de Dumbo),
adapté du dessin animé (1941) et de l’histoire éponyme écrite par Helen Aberson (1939).

« Tout le monde ou presque connaît le pitch de Dumbo (…) un grand classique dans les années 40 », pouvait-on lire dans le quotidien local…
Eh bien,  j’appartiens au « presque « …
D’abord qu’est-ce qu’un « pitch » ?
Quant à Dumbo, je suis sans doute né trop tard et n’en connais ni le livre ni le dessin animé… Les seuls animaux dont j’ai un petit souvenir sont Babar et Gédéon.

J’ai néanmoins retrouvé mes yeux d’enfant au cirque Medici, d’abord parce que j’aime le cirque, même si en l’occurrence les spectacles finissent en catastrophes, susceptibles d’ailleurs, ainsi que certains stands cauchemardesques du Dreamland Circus, de faire peur aux plus jeunes…
J’aime voir les chapiteaux et les caravanes de cirque qui s’installent dans nos villes et villages ;
J’aime les orchestres et la musique de cirque qui, hélas !, ont maintenant disparu ;
Je ris toujours aux numéros de clowns ;
J’aime enfin les dompteurs et les animaux, les bêtes sauvages apprivoisées qui sont l’ADN du Cirque avec un grand C, et je regrette sur ce sujet le tribut politiquement correct de la fin du scénario qui prône de les sortir des cages pour les remettre dans la nature…

Sous cette réserve, Dumbo est un long-métrage magnifique où mener nos enfants et petits-enfants.

« Le cirque a posé
Son chapeau pointu
Sur la place publique.
Il s’en échappe les grelots
De rires mêlés de musique ».
(Les Frères Jacques)

Rebelles

A l’affiche : Rebelles, un film français d’Allan Mauduit, avec Cécile de France, Yolande Moreau, Audrey Lamy et Simon Abkarian.

« On fait rarement dans la dentelle
Quand on a une âme rebelle »…

Etre Rebelle, Jean Pax Mefret le chante dans Les galères, et je me le sens pleinement.
C’est donc vraiment pour ce titre Rebelles que je suis allé voir ce film car si le casting est tentant, la bande-annonce vue sur allo-ciné ne l’était pas.
Mais oui  je suis rebelle, et l’ai toujours été depuis un certain 21 avril 1961… Il paraît même qu’à 9 ans, en 1956, je l’étais déjà !
Et je le suis de plus en plus avec, en permanence, mon gilet jaune sur le tableau de bord de ma voiture.
Rebelle, c’est à dire contre tout ce qui est pour, et pour tout ce qui est contre… Vaste programme comme disait l’Autre, celui précisément contre lequel j’ai forgé mon « âme rebelle ».

Etre rebelle, c’est dénoncer la novlangue et le politiquement correct, c’est appeler un chat, un chat, et Macron, un fripon.
C’est défendre la culture de vie contre la culture de mort, défendre le mariage de l’homme et de la femme et ignorer les paires ; c’est contre l’invasion et le Grand Remplacement prôner la recolonisation de l’Afrique ; c’est affirmer que les ères climatologiques (réchauffement et glaciation) sont aussi vieilles que le monde et refuser les taxes écolo et la dénaturation de nos paysage par les éoliennes ; c’est constater que « l’insécurité routière » – comme ils disent – est moindre que l’insécurité hospitalière avec les maladies nosocomiales…
C’est, contre la laïcité laïciste maçonnique, continuer à dire : « France, fille aînée de l’Église » en rappelant que la véritable laïcité est paradoxalement chrétienne : « Rendre à César, ce qui est à César, et à Dieu, ce qui est à Dieu ».
C’est rappeler, face à « la deuxième religion de France », dite « de paix et d’amour » : « Hors de l’Église, point de Salut ».
etc… etc… etc…

Rien de tout cela, malheureusement, dans la réalisation d’Allan Mauduit, et le titre Rebelles me paraît usurpé, et même fallacieux avec le message subliminal, au début et à la fin, des « aérogénérateurs » qui dominent la ville de Boulogne sur Mer.

Ces prétendues Rebelles nous livrent néanmoins une comédie amusante, même si, violente, scabreuse et peu morale, elle ne fait précisément pas « dans la dentelle ».

Sibel

Art et Essai : Sibel, un film (VOSTF) turc de Cagla Zencirci et Guillaume Giovanetti, avec Damla Sönmez.

La Chine, Singapour, la Turquie… le cinéma permet au casanier que je suis de, néanmoins, parcourir le monde.

Sibel, et c’est vrai qu’elle est belle avec ses yeux revol-ver(ts) !
En outre, une fois n’est pas coutume, je ne me plains pas du VOSTF puisque, n’étant pas « Le Sous-préfet aux champs » d’Alphonse Daudet (« Est-ce que c’est méchant un sous-préfet ? »), je n’entends rien au chant des oiseaux même en version française.

Sibel est une jolie – surtout quand elle devient amoureuse – jeune fille turque qui, muette, communique avec le langage des oiseaux… une langue sifflée utilisée, encore maintenant, dans un petit village du nom de Kusköy, au nord-est de la Turquie.

Et, effectivement,  « (son) ramage se rapporte à (son) plumage, (qui est donc) le phénix des hôtes de (son) bois) ».