Once upon a time… in Hollywood

A l’affiche : Once upon a time… in Hollywood, un film de Quentin Tarantino, avec Leonardo DiCaprio (Rick Dalton), Brad Pitt (Cliff Booth), Margot Robbie (Sharon Tate) et Mike Moh (Bruce Lee).

 Once upon a time… Je ne me souviens plus dans quelle classe ni quel professeur d’anglais commençait chacun de ses cours par cette formule… et d’ailleurs je ne me souviens plus non plus du reste de ses cours – lui laissait-on la possibilité d’en dire plus ? – toujours est-il que ma connaissance de la langue britannique n’excède guère cette formule…

Ainsi, il était une fois un petit garçon qui, comme tant d’autres, durant les années soixante est passé de l’adolescence au jeune homme… Il habitait la campagne berrichonne, il était le seul dans sa classe au lycée dont les parents n’avaient pas la télévision, il n’allait que très rarement au cinéma et ne connaissait donc rien ni des feuilletons ni du monde « people »… pour lui les années soixante, c’était la guerre d’Algérie, le putsch du « quarteron de généraux fêlons », la campagne Tixier-Vignancour, Mai 68, son premier vote à 21 ans à savoir un Non au référendum fatal à de Gaulle (Alléluia !)…

Tout ceci pour dire que ce Once upon a time… in Hollywood me parle (trop longuement… 2H3/4) d’un monde que je ne connais pas… et, convenons-en, un monde peu sympathique, imbu de lui-même, qui joue avec le Diable et finit par le rencontrer réellement… En ce sens, il est intéressant (mon épouse, qui n’a pas la même histoire que moi, l’a aimé davantage).

Requiescant in pace… Pardonnez-leur, Seigneur, ils ne savaient pas ce qu’ils faisaient.

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Moonwalk One

Art et Essai : Moonwalk One, un film sorti en 2014,  réalisé par Theo Kamecke, avec Neil Armstrong, Buzz Aldrin, Michael Collins, Richard Nixon et Laurence Luckinbill.

« Au clair de la lune,
Mon ami Pierrot,
Prête-moi ta plume
Pour écrire (ce) mot… »

Moonwalk One est le dernier des cinq films mis à l’affiche au CGR de Châteauroux pour célébrer le cinquantenaire de la conquête de la lune… Il s’agit d’un documentaire passionnant, reprenant les images d’archives de l’épopée de ces trois astronautes, de leur entraînement jusqu’à leur retour, avec une présentation très didactique de leur trajectoire, de l’orbite terrestre à l’orbite lunaire, et des différents éléments de la fusée qui se « dissocient après usage ».

Même si l’on peut regretter quelques longueurs et notamment, à la fin, les nombreuses questions existentielles, entrecoupées de longs silences, du narrateur Laurence Luckinbill, c’est néanmoins un opus à voir et à faire voir, notamment aux adolescents qui n’ont pas vécu en direct ces 20-21 juillet 1969…

je signale d’ailleurs aux Berrichons qu’il sera diffusé une dernière fois dimanche à 18H20… ensuite, il faudra se contenter d’un DVD.

L’entraînement des astronautes est époustouflant, et leur héroïsme est d’abord d’avoir accepté de se prêter à cette épreuve physique préparatoire. Le capitaine Haddock a raison : « on n’est vraiment bien que sur notre bonne vieille terre !».

Constatons enfin, sans pour autant prêter le moindre intérêt aux thèses de la mystification évoquées à propos de Moonwalkers, constatons quand même le peu de communication sur les retombées  de ces missions Apollo… Certes cinquante ans ne sont rien par rapport aux milliards d’années d’avant les premiers pas…  mais c’est quand même suffisamment long pour qu’on puisse, avec Cyrano, en espérer une suite :

« Comment la lune est faite, et si quelqu’un habite
Dans la rotondité de cette cucurbite ? »

En attendant, personnellement, je vais relire Jules Verne : De la terre à la Lune.

Thalasso

A l’affiche : Thalasso, un film réalisé par Guillaume Nicloux, avec Michel Houellebecq et Gérard Depardieu.

Ce sont Michel Houellebecq et Gérard Depardieu qui m’ont attiré vers ce film… tout en me disant qu’avec ces deux phénomènes on pouvait s’attendre au pire davantage qu’au meilleur…
Je ne me souvenais pas d’une précédente production de ce réalisateur, où jouait déjà Gérard Depardieu,  Les confins du monde, dont j’avais écrit «on croirait du Houellebecq !»

Je suis a posteriori relativement fier de ce rapprochement, en constatant qu’au même moment Guillaume Nicloux tournait un nouveau long-métrage avec, précisément, ces deux personnages.

Un long-métrage, hélas ! alors qu’un court-métrage aurait été suffisant, car elle est trop longue cette heure et demie d’exhibitionnisme de ces deux individus, en maillot de bain et en peignoir, à fumer en cachette et à boire les bouteilles interdites en suintant l’ennui et en jouant les intellectuels dans les couloirs d’un hôtel de Cabourg.

Plus que de thalasso, ce nombrilisme relève de la psychiatrie.

Moonwalkers

Moonwalkers, un film de 2016 réalisé par Antoine Bardou-Jacquet, avec Rupert Grint et Ron Pertman.

First Man, Les Figures de l’ombre, Apollo 13… et maintenant Moonwalkers, un 4ème film lunaire à l’affiche du CGR de Châteauroux pour célébrer le cinquantenaire des premiers pas de Neil Armstrong.

Apollo 13, exploit américain ou « fake news » ?
On peut lire sur internet, et Youtube publie des vidéos sur la théorie du complot selon laquelle nous aurions été victimes d’une mystification… Les Américains ne seraient jamais allés sur la lune et les images vues à la télévision auraient été tournées en studio…

C’est le sujet de cette comédie, déjantée et particulièrement violente, qui, en cas d’échec d’Apollo 13, met en scène un plan B avec un vrai-faux film, d’abord à destination des Russes, pour faire croire au succès américain (« America first »). Faute de marcher sur la lune, on allait faire marcher les gens en diffusant des photos d’un alunissage qui aurait marché…

Non, ce n’est pas un « bon film », et d’abord trop long (plus d’1h3/4), mais on rit devant ce duo de Laurel et Hardy et cette caricature grotesque de la conquête spatiale.

Apollo 13

Apollo 13, un film de 1995, réalisé par Ron Howard, avec Tom Hanks (Jim Lowel, commandant), Bill Paxton (Fred Haise, pilote du LEM), Kevin Bacon (Jack Swigert, pilote du module de commande)) Gary Sinise (Ken Mattingly, pilote du LEM retenu au sol par la rougeole) et Ed Harris (Gene Kranz, directeur de vol de la NASA).

« Autour de la lune »… Je l’ai déjà écrit, sous ce titre le CGR de Châteauroux célèbre le jubilé des premiers pas sur la lune (« un petit pas pour l’homme, un grand bond pour l’humanité ») en projetant cinq films sur la conquête de l’espace. Après Les figures de l’ombre et First Man, que nous avions vu en octobre dernier, c’est le tour (de la lune) d’Apollo 13.

Récapitulons :

  • Apollo 11, 21 juillet 1969, Avec Neil Armstrong et Buzz Aldrin, « on a marché sur la lune », tandis que Michael Collins pilote le module de commande ;
  • Apollo 12, du 14 au 24 novembre 1969, deuxième mission spatiale à se poser sur la lune, avec Peter Conrad, Alan Bean et Richard Gordon ;
  • Apollo 13, du 11 au 17 avril 1970, troisième mission spatiale qui devait amener son équipage à la surface de la lune…

La fiction nous fait revivre de façon passionnante et stressante l’histoire de cet « échec réussi », à bord de l’Odyssey (module de commande) et de l’Aquarius, qui n’était pas un navire affrété par une ONG pour le trafic d’êtres humains mais le LEM (Lunar Excursion Module) destiné à alunir.

Pour mémoire, 4 autres missions (Apollo 14 à 17 en décembre 1972) permirent à 8 autres astronautes de fouler le sol lunaire, à la suite de quoi la National Aeronautics and Space Administration a cessé ces missions en jugeant leur coût trop important.

The Operative

A l’affiche : The Operative, un film de Yuval Adler, avec Diane Kruger (Rachel) et Cas Anvar (Fahrad),
adapté d’un roman de Ylftach Reicher Atir, ancien agent du Mossad.

Cette fois encore nos avis divergent… Mon épouse a bien aimé tandis que j’ai trouvé ce film « maussade » – oui, je sais, c’est facile ! – .

Comme toujours en matière d’espionnage le scénario est compliqué, et de nombreux « raccourcis » lui enlèvent de la vraisemblance alors que – paraît-il – l’histoire est inspirée de faits réels et le personnage de Rachel existe vraiment…
– Vous avez dit « existe » ?

Les Figures de l’ombre

Art et Essai : Les Figures de l’ombre, un film (2016) de Theodore Melfi, avec Kevin Costner (Al Harrison, le chef du programme spatial), Glen Powell (John Glenn, le premier astronaute orbital américain), Taraji P. Henson (Katherine Johnson), Octavia Spencer (Dorothy Vaughan) et Janelle Monae (Mary Jackson),
adapté du livre Hidden Figures de Margot Lee Shetterly.

20-21 juillet 1969 : 15 ans après Tintin, « On a marché sur la lune ».
Constatons qu’on a peu célébré ce cinquantième anniversaire du «petit pas pour l’homme, un grand bond pour l’humanité », et qu’on n’a pas rendu – du moins sur nos médias – à Neil Armstrong, Buzz Aldrin et Michael Collins, l’honneur qui leur est dû.

Je me réjouis donc que le CGR de Châteauroux ait programmé pour ces deux mois d’été cinq films sur cette épopée, à commencer par ces Figures de l’ombre, et l’on pourrait penser que cette expression désigne les précurseurs, alternativement russes et américains, Youri Gagarine (12 avril 1961),  Alain shepard (5 mai 1961), Guerman Titov (6 août 1961) jusqu’à John Glenn (20 février 1962), le héros du film.

Le héros ? Pas vraiment, car les véritables figures de l’ombre ne sont pas les cosmonautes mais trois « calculatrices » américaines de la National Aeronautics ans Space Administration , non pas des machines mais des femmes et des Noires, tout pour plaire aux Hommes de la NASA dans un état de Virginie qui, au début des années 60, pratique la « ségrégation » avec, notamment, des toilettes et des machines à café pour « colored ladies ».

Katherine Johnson calculera les trajectoires du programme Mercury et de la mission Apollo 11 vers la lune ;
Dorothy Vaughan deviendra responsable du département de calculs informatiques ;
Mary Jackson sera la première afro-américaine ingénieur en aéronautique.