Phantom thread

Phantom thread, une comédie dramatique de Paul Thomas Anderson, avec Daniel Day-Lewis, Vicky Krieps et Lesley Manville.

J’ai entendu un critique disant qu’il fallait aller le voir… et mon épouse a bien aimé…
Il me semble pourtant presque suffisant de passer la bande-annonce en boucle… qui ne m’avait pas attiré.
Ce cinéma-là n’est décidément pas fait pour moi ; c’est très long (2h11 !), c’est très lent, c’est en VOST.

Ce fil fantôme ou fil caché, c’est une histoire d’amour, c’est surtout un fil(m) sur le syndrome de Münchhausen par procuration.
Dotée d’un mari particulièrement désagréable, Alma, sans doute un peu jalouse, cuisine des petits plats pour qu’il fasse attention à elle.

Je vous cache la fin, cousue de fil blanc.

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Belle et Sébastien 3 : le dernier chapitre

Belle et Sébastien 3 : le dernier chapitre, une aventure de Clovis Cornillac, avec Félix Bossuet et Clovis Cornillac.

 DÉCEVANT, ce film est décevant.
Certes, mon épouse me dit qu’il faut le voir avec des yeux d’enfant, mais quand  même , quand je le  compare à Croc-Blanc il n’y a pas photo ! Et pourtant ce devrait être facile avec des photos, précisément, de neige, de montagnes et d’animaux, de vous rendre votre regard de petit garçon ou de petite fille.

La télévision est entrée dans le domicile de mes parents au cours de l’été 1968. Je n’ai donc jamais vu le feuilleton de Cécile Aubry. Mon premier contact avec Belle et Sébastien fut le film de Nicolas Vannier, de 2013. J’avais regretté alors la décision du réalisateur d’insérer l’action dans le contexte de « chasse aux juifs » de la dernière guerre. Toutefois j’ai souvenance d’un joli film avec de beaux paysages, des beaux sentiments et beaucoup d’émotion. Je n’ai malheureusement  pratiquement rien retrouvé de tout cela dans le long-métrage de Clovis Corniĺlac…
L’émerveillement s’est fait la belle !

 

Les Tuche 3

Les Tuche 3, une comédie d’Olivier Baroux, avec Jean-Paul Rouve, Isabelle Nanty et Philippe Magnan.

La bande-annonce était honnête qui  annonçait un très mauvais film… mais la critique que j’avais lue n’était pour sa part pas mauvaise … y aller ou ne pas y aller ?
Les Tuche tenaient l’affiche (électorale) depuis près de 2 mois ! J’ai fini par sauter le pas… Je n’avais pas vu les Tuche 1 ni 2, et je n’irai évidemment pas les voir tellement je m’en veux d’avoir succombé au 3 ! Pourtant l’idée était bonne de cet élu improbable qui arrive à l’Élysée… pourquoi, quand on dispose d’un modèle, l’avoir gâchée avec cette caricature ?

Certes quelques scènes font sourire et même rire, jusqu’à imaginer la grève de l’Élysée pour faire plier le CAC 40, mais trop c’est trop . Soit la fiction ne dépasse pas la réalité avec les emplois fictifs ou l’écolo qui chasse le panda ; soit on est dans l’imbécilité totale avec, par exemple, la 1ère dame qui fait la lessive. A tout le moins, la grand-mère et les fils sont à exclure du scénario. Enfin ce long-métrage cumule tous les clichés du politiquement correct du mariage (et divorce) pour tous, à la naissance du petit-fils.
Bref, même contre Macron au 2ème tour, je ne vote pas Tuche, et je vais… au cinéma.

Jusqu’à la garde

Jusqu’à la garde, un drame de Xavier Legrand, avec Denis Ménochet, Léa Drucker, Thomas Gioria, Mathilde Auneveux, Mathieu Saïkaly et Saadia Bentaïeb.

Le critique qui a dit de ce film qu’il était « sans intérêt » en le qualifiant de « grosse escroquerie » mériterait une interpellation par la police cinématographique pouvant aller jusqu’à la garde à vue.
Non, « on (ne) doit (pas) éviter  » ce premier long-métrage de Xavier Legrand.
Même si trop de longueurs, particulièrement avec Joséphine, trop d’écrans noirs, interdisent de parler de « très bon film », je fais mien l’avis de Caroline Parmentier dans le quotidien Présent qui souligne la tension permanente de cette réalisation.

Nous sommes en présence d’un réalisme cru, jusqu’à la garde, d’un drame social malheureusement trop fréquent dans notre société, interprété magistralement notamment par Denis Ménochet et le petit Thomas Gioria, digne d’une mention toute spéciale.

Ni juge, ni soumise

Ni juge, ni soumise, un documentaire de Jean Libon et Yves Hinant, avec le juge Anne Gruwez dans son propre rôle.

Je n’ai jamais vu la série documentaire Strip-Tease, créée notamment par Jean Libon et diffusée pendant près de vingt ans sur France 3 et la télévision belge, qui consacra deux émissions au juge Anne Gruwez.

Après un bande-annonce distrayante, nous sommes allés voir ce film, attirés par l’originalité du juge… mais l’essentiel était ailleurs.

Ni juge… Anne Gruwez est juge d’instruction et ne se prononce donc pas sur le fond des affaires.
Ni soumise… car en effet, elle conserve son franc parler et ne se laisse pas « embobiner » par les pleurs, les prières ou les menaces des « malfrats » qu’elle auditionne.

De façons différentes laissant à chacune leur personnalité, la « libération de la parole » féminine (et non pas féministe) s’affiche pour notre plaisir avec ce juge, comme avec l’héroïne dans 3 Billboards ou encore le Capitaine Marleau, série télévisée diffusée elle aussi en Belgique et sur France 3.

Elle amuse, elle est divertissante… mais ce film nous conduit surtout devant des délinquants dits belges, néanmoins issus d’une autre culture qu’ils revendiquent et voudraient nous imposer… C’est d’ailleurs une réplique forte du film, ce juge qui rétorque à un mari inquisiteur : vous êtes de nationalité belge, vous résidez en Belgique, donc vous ne pouvez pas vous référer à une culture autre que la culture belge.

Pour cette seule remarque pleine de bon sens, ce juge belge m’a donné la frite.

Croc-Blanc

Croc-Blanc, un film d’animation d’Alexandre Espigares,
d’après le livre éponyme de Jack London (1906).

Il m’a mis le pied à l’étrier. J’ai eu la tristesse d’assister la semaine dernière à la cérémonie funèbre de mon professeur d’équitation. Quand j’étais enfant, après la reprise, il m’accueillait dans son manoir où j’attendais que papa vienne me chercher en lisant, dans la Bibliothèque verte, les romans de Jack London.
Si le nom de Croc-Blanc m’est resté en mémoire, j’avoue ne rien avoir reconnu dans ce très beau film d’animation. Ais-je véritablement lu ce livre ? Ou quels autres?
Je suis en tout cas très heureux d’être allé à cette séance.

Les premiers pas du petit louveteau sont particulièrement magnifiques mais, n’en déplaise à la Najat et autre Marlène Schiappa, ce film est davantage pour les garçons que pour les filles avec quelques scènes de violences suggérées.
Au retour du cinéma, sur la route glissante de neige, l’ai rêvé de chiens de traîneau.

Wonder wheel

Wonder wheel, une comédie dramatique de Woody Allen, avec Kate Winslet, Juno Temple, James Belushi et Justin Timberlake.

 Je ne suis pas fan de Woody Allen. Je n’ai aucun souvenir de Magic in the moonlight, ni de L’Homme irrationnel. J’aurais pu ne pas voir Café Society, et le seul que j’ai vraiment aimé est Minuit à Paris. Je ne crois pas en avoir vu d’autres de la petite cinquantaine de films qu’il a réalisés, ou alors j’ai oublié…

A l’instar des deux derniers que je viens de citer, Wonder wheel est avant tout un film d’ambiance, mais pour y participer il faudrait avoir le temps de jouir des photos de cette plage couverte de monde et des attractions foraines qui la côtoient. C’est malheureusement impossible car, une fois de plus, le sous-titrage vous accapare et vous empêche de voir…

A quand un C.S.C.S., un Club de Spectateurs Contre le Sous-titrage ? La défense de la langue française ne passe-t-elle pas aussi par le cinéma, même quand réalisation, production et acteurs sont étrangers ?

Le film est « divertissant », comme il me le fut dit pour Fortunata, il l’est d’ailleurs davantage, et l’on chercherait bien fortune avec Carolina.