The Guilty

A l’affiche, The Guilty, un thriller danois de Gustav Möller, avec Jakob Cedergren (Asger Holm).

Davantage qu’un film, une pièce de théâtre avec son unité de lieu, de temps et d’action. En fait un one man show, un huis-clos, certes très original mais qui manque sans doute trop d’espace et de décor pour que l’on puisse parler de « pépite » ou de très bon film. L’histoire est néanmoins prenante avec un dénouement dont on conviendra qu’il n’est pas « téléphoné ».

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Tully

Tully :  un film américain de Jason Reitman, avec Charlize Theron (Mario, la mère de famille), Mark Duplass (Craig, son mari) et Mackenzie Davis (Tully).

Une comédie dramatique difficile à cataloguer… j’y suis allé sur la pointe des pieds – mais il fallait bien profiter d’une soirée sans petits-enfants –.

La question posée du burn-out de la mère de famille était intéressante, mas je craignais un scénario très scabreux et, en cours de séance, dans notre société souvent contre-nature, j’ai même redouté le pire… j’étais donc assez stressé durant toute la projection, pressé d’en voir la fin… certes je ne m’ennuyais pas, mais je ne trouvais aucun intérêt à l’histoire qu’on me racontait…
C’est donc soulagé que je suis sorti de la séance, en constatant que j’avais été manipulé par le réalisateur dans un monde onirique ou cauchemardesque avec une « employée » aussi fictive qu’une certaine Pénélope.
A quel moment s’est fait la bascule du monde réel dans le virtuel ? Je n’en ai aucune idée, et peut-être finalement faudrait-il revoir ce film (?)

C’est du moins mon interprétation de ce long-métrage, que mon épouse a du mal à partager…

Que ce commentaire ne vous trompe pas, c’est un film peut-être à revoir mais que je ne vous recommande pas de voir !

My Lady

My lady :  un film anglais de Richard Eyre, avec Emma Thompson (le juge Fiona Maye), Stanley Tucci (son mari Jack) et Fionn Whitehead (Adam, le jeune leucémique),
d’après le roman L’intérêt de l’enfant de Ian McEwan.

Je n’ai pas lu le livre, mais j’imagine que Richard Eyre en détourne l’histoire.
Evacuons évidemment la fausse piste évoquée par Jack, du couple vieillissant qui vit comme « frère et sœur », pour justifier sa décision d’aller voir ailleurs.
L’intérêt de l’enfant pose plus certainement la question du pouvoir souverain du juge, qui décide de la vie ou de la mort de l’enfant handicapé, ou malade, face à ses parents et aux autorités médicales. On pense bien évidemment à Vincent Lambert…
My Lady, comme ce choix de titre l’indique, porte son projecteur sur la femme et s’intéresse différemment à l’enfant… Celui-ci est, probablement, seulement le fils qu’elle n’a pas eu, trop absorbée par son activité professionnelle.

Le véritable sujet du film est donc sans doute là, celui de l’épouse qui s’investit dans son métier jusqu’à délaisser sa vocation d’épouse et de mère.

Finalement, ces deux ou trois questions sont suffisamment importantes et intéressantes pour mériter des long-métrages distincts, mais leur juxtaposition dans un seul scénario n’a pas véritablement permis de les traiter.

Dommage ! d’autant que la réalisation est prenante, avec une Emma Thompson qui interprète excellemment une Fiona Maye certes peu sympathique mais séduisante.

Mon épouse garde d’ailleurs un très bon souvenir de cette actrice dans Les Vestiges du jour (1993).

Mamma mia ! Here we go again

Mamma mia ! Here we go again : un film américain de Ol Parker, avec Meryl Streep.

Autant j’aime la bonne chanson française, autant je ne suis pas fan des étrangères que je suis incapable de fredonner moi-même… Seules peuvent ressortir du lot certaines mélodies, certains rythmes et, maintenant, une certaine nostalgie.
Le groupe Abba avait, en son temps, produit quelques musiques que j’avais pu entendre avec plaisir…

Je n’ai jamais vu la comédie musicale éponyme, et j’ai regardé le premier Mamma mia en DVD seulement lundi dernier. Parmi les dizaines de titres repris par ces deux long-métrages je n’en ai reconnu que quelques-uns… C’est dire si je suis peu amateur.

Un beau spectacle, dans un beau paysage, avec de belles chorégraphies, que mon épouse, bien meilleure connaisseuse que moi, a beaucoup aimé.

Heureusement les filles étaient jolies.

Ma fille

Ma fille, un film italien de Laura Bispuri, avec Sara Casu (Vittoria), Valeria Golino et Alba Rohrwacher (les deux mères).

Rien de tentant à l’affiche, ou du déjà vu… mais nous étions en manque, alors pourquoi ne pas risquer ce drame social en Sardaigne ?

Un long-métrage lent sur deux femmes qui s’arrachent un enfant, et l’écartèlement de cette petite fille entre celle qui l’a abandonnée et celle qui l’a adoptée.
on ne s’ennuie pas, mais c’est tout comme…

Hedy Lamarr : From Extase to WIFI

Hedy Lamarr : From Extase to WIFI, un film d’Alexandra Dean, dont le titre original est Bombshell, the Hedy Lamarr Story

“Je sais que je ne sais rien”, et il date, mon souvenir de Samson et Dalila réalisé par Cecil B. DeMille…
Ce film confirme donc à la fois mon inculture cinématographique et mon inculture scientifique puisque ce nom de Hedy Lamarr, alias Hedwig Eva Maria Kiesler, ne me dit rien.
L’autre jour Giacometti, aujourd’hui Hedy Lamarr… je regrette de ne pas avoir pris ma retraite plus tôt, à courir les biopics pour découvrir des personnalités dont j’ignorais tout.
je n’avais non plus jamais entendu parler du « saut de fréquence »… Peut-être une leçon de physique que j’ai oubliée ou, plus probablement, que j’ai oublié d’apprendre.

A Georges Brassens qui chantait – « on ne demande pas aux filles d’avoir inventé la poudre » -, et à tous les adeptes du « sois belle et tais-toi », l’actrice démontre, scientifiquement, qu’on peut être belle et, « en même temps », intelligente.

Un documentaire très intéressant, malheureusement distribué en VOST alors que l’essentiel est dans le commentaire et les entretiens qui accompagnent la mise en scène, par elle-même remarquable. Dommage qu’il faille se polariser, le cou tendu vers l’écran, sur des bouts de phrases, souvent mal tronqués, qui défilent trop vite, image après image, au lieu d’écouter le propos en en regardant l’illustration cinématographique.
Je le répète, je vais au cinéma pour voir, et non pas pour lire.

Sous cette réserve, on peut s’extasier devant une telle femme.

Sicario : la guerre des cartels

Sicario : la guerre des cartels, un film de Stefano Sollima, avec Josh Brolin (l’agent fédéral Matt Graver), Benicio Del Toro (le tueur à gages – ou sicaire – Alejandro) et Isabela Moner (Isabela, la fille du chef de cartel Carlos Reyes).

« Il faut faire aux méchants guerre continuelle »
(La Fontaine : Les Loups et les Brebis)

J’avais aimé, fin 2015, le Sicario de Denis Villeneuve.
Avec les cartels de la drogue, le trafic des migrants et le terrorisme à la frontière du Texas et du Mexique, ce nouvel opus reste malheureusement totalement d’actualité, ainsi que ce que j’en ai écrit à l’époque. Contre ces fléaux, il faut la Tolérance zéro, et le bon droit commande de ne pas s’encombrer de « l’état de droit ».
Ce long-métrage rappelle aussi, à sa manière, la morale de La Fontaine dans Les Vautours et les Pigeons :

« Tenez toujours divisés les méchants :
La sûreté du reste de la terre
Dépend de là. Semez entre eux la guerre ».